Wimbledon: Ons Jabeur si près du bonheur

Ons Jabeur, 28 ans, a échoué ce samedi parès-midi dans sa quête  du Graal. Battue sur le fil  en finale de Wimbledon par laTchèque Markéta Vondroušová (4-6, 4- 6), elle devra patienter encore quelques mois pour remporter un tournoi du Grand Chelem et de réussir (enfin)  l’un des plus beaux exploits de l’histoire de la discipline  pour une femme arabe, africaine et Méditerranéenne.

À noter toutefois que la Tunisienne était déjà devenue avant ce samedi  la première joueuse WTA à atteindre deux fois de suite la finale de Wimbledon avec l’Américaine Serena Williams en 2017.

Après une année  2022 où elle fut sublime, marquée par une première finale à Wimbledon, la native de Ksar  Hellal a traversé une période noire cette saison en subissant une opération au genou au lendemain de l’Open d’Australie, puis en étant  écartée de la compétition par une blessure au mollet. Ce qui l’avait obligé à manquer deux gros tournois : celui de Stuttgart d’abord, puis l’Open  de Madrid.

La grande embellie est revenue en mai dernier dans l’un des quatre  tournois du grand chelem, en l’occurence Roland Garros. Après une première semaine parfaite où  elle était montée en puissance, la Tunisienne  a vu son élan stoppé en quart de finale par la Brésilienne Beatriz Haddad Maia ( 3-6, 6-7(5), 1-6). Cet échec, loin d’être déshonorant, va l’encorager à poursuive son ascension.

Deux mois plus tard, la “ministre du bonheur de la Tunisie” comme la surnomment ses compatriotes, n’use plus du même braquet. Ce qui a changé depuis qu’elle a mis ses pieds à Wimbledon par rapport aux deux dernières saisons ?

La plus sérieuse explication, elle l’a donné  mercredi, au soir  de son succès en quart de finale face à la Kazakhe Elena Rybakina.

J’ai réussi à me servir de ma colère du premier set dans le dernier. a t-elle confié en conférence de presse, c’était beaucoup mieux, je l’ai utilisée pour me concentrer davantage et prendre les commandes du jeu. Je pense qu’il y a des progrès sous différents aspects. J’ai beaucoup d’expérience, pour faire face à différentes situations dans les matches et apprendre à les gérer.

“Ça m’a vraiment aidée. Je pense que je frappe mieux la balle, j’ai plus confiance en mes coups. C’est pareil au service, c’est mieux, et il le faut, surtout contre des joueuses comme Elena (Rybakina) ou Aryna (Sabalenka). Mais plus que tout, je pense que je frappais vite. S’il faut frapper fort, je suis prête aussi“.  En demi finale dace à Aryna Sabalenka, , elle a répété les mêmes gammes.C’est le métier qui rentre. Vraiment

 

En demi finale dace à Aryna Sabalenka, , elle a répété les mêmes gammes.C’est le métier qui rentre. Vraiment. Et du coup, le public londonien qui aime tant les battant(e)s et les dur(e) à cuire s’est rangé ostensiblement sous la bannière de Ons Jabeur :”J’ai toujours parlé de la connexion qui existe entre le public et moi, a-t-elle observé. Je crois qu’il me donne une super énergie. Dieu merci, ils ne sont pas contre moi. Mais peut-être que s’ils l’étaient, je pourrais changer ces mauvaises ondes en bonne énergie.  Durant la quinzaine outre-Manche, elle a offert ce que le très exigeant et connaisseur public du temple du gazon anglais admire le plus :  l’exemplarite de l’attitude, la patience et l’endurance.

La Tunisienne a le respect voire l’amité de ses principales concurrentes. À l’image de la Canadienne d’origine roumaine, Bianca Andreescu

Aimée par les spectateurs, Ons Jabeur séduit aussi la plupart de ses adversaires et concurrentes qui la plupart deviennent des amies.  À l’image de la vainqueure de l’US Open 2019,  Bianca Andreescu, qu’elle avait dominé au troisième tour en première semaine:  “Elle a un excellent jeu sur n’importe quelle surface, en fait. Je l’ai jouée dur, je me suis entraînée avec elle sur terre battue,  a confié en début de semaine la Canadienne, maintenant je l’ai encore jouée sur gazon. C’est une joueuse polyvalente. Elle peut en quelque sorte tout faire. Si je devais choisir une joueuse contre qui perdre, ce serait elle. Aussi parce qu’elle est très gentille. Elle est juste géniale. J’espère vraiment qu’elle réussira dans ce tournoi”.

Sacrés compliments !  Même si ce soutien moral n’a pas suffi à faire passer le cap à la Tunisienne. Cette dernière, toujours bien entourée par le team composé de  l’entraîneur Jellali, du mari et préparateur physique Karim Kamoun, de la psychologue Mélanie Maillard et de l’agent Stuart Duguid, reviendra plus forte dans la deuxième partie de la campagne WTA.

 

@Fayçal CHEHAT

 

 

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