Mara Jiménez: sa bataille contre la grossophobie

Influenceuse espagnole de grande renommée, actrice, chanteuse, Mara Jiménez, qui a connu les affres que vivent toutes les personnes souffrant de surpoids a écrit un livre intitulé « Accepte et envole-toi  » où elle raconte comment elle en est arrivée à devenir une militante et une activiste de la lutte contre la grossophobie. Dans un tonique entretien accordé au magazine madrilène El-Pais, celle qui a créé Croquetmente une  plate-forme sur les réseaux sociaux pour partage mon expérience de vie avec un trouble du comportement alimentaire et une faible estime de soi compte des centaines de milliers d’abonnés. Mots choisis.

Une grossophobie qui se manifeste quand les autre parlent de vous ainsi  : « Elle ne rentre pas dans une  chaise. Qaund  le médecin vous dit de perdre du poids avant même de vous demander ce qui ne va pas chez vous. Qu’ils les gens vous regardent mal dans la rue ou, directement, vous insultent. Quand ils  jugent votre santé sans vous connaître ni savoir si vous êtes en bonne santé ou non. Quand ils regardent dans le restaurant  ce que vous mangez  dans votre assiette  ou commentent votre apparence. Quand vous ne  trouver de vêtements  à votre taille dans les magasins… »

« Je suis la putain de maîtresse de la volonté »

Et surtout cette fille d’une esthéticienne  évoque le jugement sans nuance qui l’horripile  le plus. Quand les autres, encore, affirment que ceux et celles qui souffrent de surpoids n’ont tout simplement pas la volonté de s’en sortir. »  Je me suis fait du mal. J’enfonçai mes poings dans mon ventre. J’ai passé ma vie à manger des tripes, à suivre un régime sauvage. Quand on dit que les femmes grosses n’ont pas de volonté, je ris. Je suis la putain de maîtresse de la volonté. Je souffrais d’anorexie avec des crises de boulimie. Les gens n’ont aucune idée de ce qu’est un ED [Eating Behavior Disorder] et jugent sans le savoir ». Aujourd’hui, elle ne veut plus se cacher et dit assumer sa vie telle qu’elle est: » Oui, je suis grosse et je ne me cache plus. C’est une identité et c’est se réapproprier quelque chose qui m’a tant fait mal. J’ai eu du mal à utiliser le gros mot. Mais c’est que j’ai grandi comme ça, ça fait partie de ma personnalité, ça a fait de moi ce que je suis. Alors, se réapproprier le terme est nécessaire pour pouvoir être heureux, car sinon, c’est comme se faire poignarder à chaque fois qu’on l’entend. A lire absolument. (Entretien paru dans les colonnes du quotidien espagnol El Pais  du 14 mai 2022)

@Méditerranéennes

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