Céline Sallette : « La maison est vide, les femmes sont parties »

Céline Sallette crève l’écran dans la superbe série « Infiniti« , une création originale de Canal+ qui narre  une grande et étrange aventure dans l’espace, visible  actuellement en live  sur les écrans de la chaîne cryptée et disponible aussi en replay. La  Girondine, née et ayant grandie à Bordeaux, 41 ans, est  loin d’être blasée. Bien au contraire, l’avenir semble bien lui dire « je t’attends ».
Celle qui avait séduit le public dans trois  réussites cinématographiques, en l’occurence  « De rouille et d’os () , « Géronimo » (Tony Gatlif) et  « Nos années folles« ,  le dernier opus d’André Techiné, s’est lancée dans l’écriture de son premier film sur Niki de Saint Phalle  qui sera produit par Jalil Lespert et aura pour tête d’affiche Charlotte Le Bon. Dans  le bel  entretien qu’elle a  accordé à Paris Match. Céline Sallette, qui fait partie du Collectif 50/50 engagé dans le combat pour l’égalité hommes-femmes, se dit très  optimiste sur  l’issue de la bataille.
« Je trouve qu’on vit une période hyper exaltante. Certains changements sont acquis, les frontières des genres – hommes, femmes…-sont anéanties. On sait qu’on est tous liés: les outils, la technologie nous le rappellent chaque jour. Et, dans le même temps, les réflexes manichéens ont la vie dure, certains archaïsmes ne sont toujours pas dépassés. Poutine, Zemmour symbolisent pour moi les derniers soubresauts d’une culture de la domination…Toutes ces démonstrations de force, ces discours misogynes effarants, c’est l’expression  de terreurs: celles des hommes qui brandissent leurs ultimes étendards, qui frappent une dernière fois sur la table alors qu’il n’y a plus personne à cette table… La maison est vide, les femmes sont parties ! Le mouvement est inéluctable. Même si, paradoxalement, la manipulation du vrai et la tentation du faux n’ont jmais été aussi grandes. La vérité émerge grâce à la multitude de petis éclairages dont on est abreuvés sur les réseaux sociaux. C’est ce qui me fascine aujourd’hui: on ne peut plus fermers les yeux… ».
( extrait d’un entretien paru le 8 avril  dans les colonnes de l’hebdomadaire Paris Match)

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