En Tunisie la parité des sexes dans les assemblées élues était une des conquêtes de la révolution du Printemps arabe de 2011, mais cela pourrait ne pas durer.En effet, la Constitution de 2014, suivie de la loi électorale la même année, avaient inscrit dans le marbre ( on le pensait ) cet acquis politique et social. Un dispositif renforcé en 2017 par un amendement à la loi électorale qui a imposé aux partis politiques que 50% de leurs listes candidates soient dirigées par des femmes lors des élections locales.L’effet a été immédiat puisque en 2019, lors des élections municipales qui avaient suivi, les femmes avaient raflé 47% des conseils et assemblées locales. Un succès phénoménal et une grande première a faire rêver les majorités féminines réduites au silence dans la plupart des pays arabes de la rive sud de la MéditerranéeMais voilà que ces acquis formidables ont de grandes chances de partir en fumée si la nouvelle loi introduite le 15 septembre dernier par le président de la république, Kais Saied, était votée à l’occasion des élections législatives prorgrammées le 17 décembre prochain.En effet, cette loi qui supprim ce principe de parité fait craindre à juste titre un retour en arrière dramatique pour l’avenir de l’engagement et de la place des femmes dans les assemblées locales et nationales. Premier effet de cette menace, pour le scrutin électoral du 17 décembre, la commission électorale tunisienne a recensé seulement 214 candidatures de femmes sur 1 427 candidatures. Une affaire à suivre.@Méditerranéennes
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