Tour de France:Pauline Ferrand-Prévot en patronne !
Pauline Ferrand-Prévot a remporté ce dimanche avec panache la quatrième édition de la nouvelle formule professionnelle du Tour de France. Cette fois, en cyclisme, le grand bonheur n’est pas venu de la performance d’un homme mais bel et bien d’une femme.
La France revient de loin. En effet, elle qui se passionne pour le vélo et plus particulièrement pour son Tour masculin centenaire, devenu événement à la dimension universelle, souffre depuis quarante ans. Avec des fans épuisé (e)s d’attendre le successeur de Bernard Hinault, dernier vainqueur de la Grande Boucle en 1986. Le Breton l’avait en effet remporté pour la cinquième fois de suite. Alors que lors la dernière édition clôturée le 28 juillet, le meilleur des représentants français, Kevin Vauquelin a dû se contenter de la septième place.
In fine, si l’on s’autorise à extrapoler, le successeur dans le palmarès des victoires sur un Tour de France haut de gamme est une successeuse. Et c’est tant mieux. Car c’est dans l’air du temps. Les femmes poursuivent leur ascension et leur conquêtes et montrent que plus aucune ambition ne leur est contestée.

Très présente depuis la première étape partie de Vannes, Pauline Ferrand-Prévot, l’expérimentée rémoise , 33 ans depuis le 10 février, est restée bien calée parmi les favorites de l’épreuve, avant de frapper un grand coup lors de la huitième et redoutable étape de montagne longue de 111,9 kilomètres et composée de trois cols: d’abord le Plainpalais (13, 2 km à 6,3% de dénivelé ), puis celui de Saint-Georges d’Hurtières (4,8 km, à 5,9%) et pour finir le fameux sommet de la Madeleine (18,7 km à 8,1%) .
C’est sur ce dernier tronçon que la championne du monde de VTT lance un dernier assaut impressionnant vers le sommet et lâche ses principales concurrentes.En l’occurence, Sarah Gigante, Katarzyna Niewadoma, Demi Vollering, Pauliena Rooijakkers et Cédrine Kerbaol. À l’arrivée, le résultat brut ne laissait que peu de suspens en ce qui concerne la dernière étape. Prévot possédant 2’37 sur Sarah Gigante, sa dauphine, 3’18 » sur Demi Vollering et 3’40″sur Katarzyna.
Ces deux dernières citées ont remporté respectivement l’épreuve en 2023 et 2024. Cette avance confortable a mis la championne olympique 2024 dans un fauteuil à la seule condition de ne pas subir un coup du sort sous la forme d’une chute où d’une fringale subite lors de la dernière étape.
Il n’en fut rien, puisque tout est resté sous contrôle. Surtout après que celle qui était sa dauphine e au matin de la course, l’Australienne Sarah Gigante, perdit pied cinquante kilomètres avant l’arrivée et laissa filer la Française vers son destin. Prévot fit encore mieux en faussant compagnie au petit groupe de tête pour signer une deuxième victoire d’étape consécutive et conserver sa première place au classement général.
La championne française s’est montrée intouchable, généreuse et habillée de panache. On peut l’écrire sans douter, son comportement est digne de Bernard Hinault alias « Le Blaireau« . L’année 2025 restera indiscutablement une grande cuvée. En effet, avant ce triomphe estival sur le Tour, son printemps l’a vu aussi signer une victoire de haut vol sur les pavés du Paris-Roubaix pour sa première participation.
Lucide, malgré la fatigue et le poids de l’émotion, la femme en jaune a eu des mots simples pour dire, au micro de France 2 qui couvre le Tour, ce qu’elle ressent, le bonheur qui l’habite et refuse de se projeter plus loin : »«Je n’ai pas tellement savouré. Si on peut essayer de gagner en jaune, on le fait. J’ai fait une erreur dans la première descente. Mes coéquipières ont tout fait pour me ramener. Je me suis senti mal par rapport à cela. Ça m’a servi de leçon. C’était assez tactique. À la fin, j’ai vu comment je me sentais. je ne pensais pas pouvoir gagner mais je me suis donné à fond. Je suis contente de gagner cette étape. Ça paraît facile mais j’ai mis la barre vraiment haute cette année, beaucoup de sacrifices. C’est une belle victoire et une belle leçon de vie.Je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire maintenant. Je pense juste à profiter du moment.»
La championne française s’est montrée intouchable, généreuse et habillée de panache. On peut l’écrire sans douter, un comportement digne de Bernard Hinault alias « Le Blaireau« . L’année 2025 restera indiscutablement une grande cuvée. En effet, avant ce triomphe estival sur le Tour, son printemps l’a vu aussi signer une victoire de haut vol sur les pavés du Paris-Roubaix pour sa première participation.

Il faut rappeler qu’avant d’être sacrée sur le Tour, Pauline s’était forgée un palmarès exceptionnel en raflant plusieurs titres mondiaux de VTT, de gravel et une médaille d’or olympique (2024) de cyclo-cross, de VTT etc. Une palette élargie construite aussi sur une résilience extraordinaire. Blessée avant ou pendant des épreuve, touchée dans sa chair, parfois gravement, l’athlète d’exception qu’est la Champenoise n’a jamais renoncé au combat.Elle a su relever tous les défis avec enthousiasme. Pour revenir en core plus forte.
@Fayçal CHEHAT

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