Menna Shalaby: «Je ne me mets pas en scène, je mets en scène la vérité »
Le cinéma égyptien a cette belle tradition de savoir profiter de toutes les occasions qu’offrent l’actualité culturelle ou l’Histoire pour célébrer le talent et les performances des ses meilleurs représentant(e)s. Comme il l’a montré cette semaine lors du Festival d’El Gouna pour Menna Shalaby. La sémillante comédienner a été récompensée du Prix de l’excellence professionnelle pour sa carrière. Même si à 43 ans, seulement, il lui reste encore un bon bout de chemin à parcourir. L’actrice a déjà à son actif 40 longs métrages et 20 téléfilms et séries.

Il faut dire que la native de Giza bénéficie déjà d’une popularité incroyable au pays des Pharaons et dans tout le Moyen-Orient.Ses longs métrages sont toujours attendus dans les salles et et font de belles recettes. Sans compter sa présence remarquable à la télévision dans des séries et des téléfilms dont raffolent les Egyptiens. Notamment durant la période sacrée du Ramadan.
À l’image des productions « Sunset Oasis (Wahet El Ghoroub, 2017), Why Not? (Leh Laa, 2021), Every Week Has a Friday (Fe Kol EsbooYoum Gomaa, 2021), ou Bitlou’ Al Rouh ( 2022). pour ne citer que les plus récentes.
Une actrice bankable
On peut dire sans craindre de se tromper que Menna Shalaby est une actrice bankable. Et puis, les cinéphiles égyptiens n’oublient pas aussi qu’elle est la seule comédienne arabe à avoir été nommée aux International Emmy Awards. C’était en 2021 pour le rôle principal dans « Every Week Has a Friday (Fe Kol EsbooYoum Gomaa,).

L’actrice ne séduit pas ses fans que par ses films. Elle est aussi appréciée pour son authenticité, sa passion pour le métier qu’elle a choisi, les rôles puissants qu’elle incarne, son exigence professionnelle et aussi pour son empathie incontestable symbolisée par de multiples engagements sociaux et caritatifs. L’actrice a abordé tous ces thèmes dans un échange de haut vol intitulé , « Conversation avec Menna Shalaby » lors du Festival d’El Gouna animé par le réalisateur Karim El-Shennawy. Extraits rapportés par le le grand quotidien du pays « Al Ahram ». F. C
Rubrique : Leur dernier mot …
Professionnelle, sens du collectif, amour des gens, l’actrice dresse son propre portrait
« Je ressens à la fois de la crainte et de la reconnaissance. L’œuvre d’une vie signifie que nos pas ont réellement touché les autres – c’est ça, le vrai succès. J’aime les gens. La nature humaine est vaste et imparfaite ; une fois qu’on cesse de juger, on commence à comprendre.»
« Les gens voient quelques secondes à l’écran, mais derrière elles se cachent des années de réflexion et d’émotion. Nous servons l’histoire de tout notre cœur ; lorsque cet effort est reconnu, chaque instant en vaut la peine. »
Trailer du film « Le Chaos » du grand réalisateur Youssef Chahine (2007).
« Je me considère toujours comme une professionnelle et une amatrice, disciplinée mais animée par la passion. Cet équilibre me maintient en vie.»
« La vulnérabilité n’est pas une faiblesse ; c’est le moyen d’entrer en contact avec le public. Je ne me mets pas en scène, je mets en scène la vérité »
« L’art est un travail collectif… même si vous êtes le premier rôle, vous ne pouvez jamais créer une grande scène seul sans tous ceux qui vous soutiennent.»
« Le respect et le professionnalisme sont les véritables fondements de toute réussite sur un plateau ».
« Chacun de mes réalisateurs – Youssef Chahine, Mohamed Khan, Osama Fawzy, Yousry Nasrallah – a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui…
(Propos extraits d’une conversation de l’actrice avec le réalisateur Karim El-Shennawy rapportés par Al Ahram daté du 19 octobre 2025)
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