Esma Ben Said:Acropolia,pour une «révolution» de l’apprentissage
Esma Ben Said. Si vous cherchez le sens de son prénom qui claque comme un drapeau au vent, vous ne serez pas déçu. Il s’en faut. Et cela donne cette définition avantageuse. Dérivé de l’arabe « asma’a » signifiant « sublime, élevée » ou encore « précieuse, noble », Esma traduit « l‘aspiration à l’élévation spirituelle et à la distinction de l’âme avec une certaine douceur dans son retentissement ». Absolument tout ce qu’est, dans la vraie vie, notre invitée exceptionnelle : une femme lumineuse, généreuse, beaucoup à l’écoute, à la fois franche du collier et attachante .
Esma Ben Said, franco-tunisienne à la trentaine épanouie, correspond vraiment au signifiant décrit par le dictionnaire. Dans l’entretien qu’elle a accordé à Méditerranéennes Magazine , la native d’Eaubonne, dans la Val-d’Oise, n’élude aucun sujet. Elle évoque un parcours personnel et professionnel long comme le bras – en dépit de sa jeunesse – et riche comme un trésor amassé au prix d’efforts ni comptés ni mesurés. Elle qui, jeune élève, avait commencé par contester l’école et surtout «le système d’enseignement dans lequel cela se faisait » est aujourd’hui une professeur d’ université épanouie passée par hypokhâgne, khâgne, licence de littérature, études de relations internationales et d’intelligence stratégique.Et il y a aussi ce journalisme qu’elle a découvert et adoré pratiquer en travaillant de longues années dans une agence de presse.
Depuis quatre ans, cette méditerranéenne authentique, passionnée d’écriture, de théâtre, de danse, aux goûts musicaux éclectiques, est plongée dans la création et le développement de la plateforme éducative Acropolia Aacademy.«Une aventure ambitieuse et novatrice qui propose des parcours d’apprentissage pertinents et utiles ». Un système de formations multiples en ligne où «l’apprenant devient acteur de son parcours, et non simple spectateur. » Elle nous en parle dans l’entretien qui suit.Avec méthode, bien sûr, mais également avec enthousiasme. F.C

Bonjour Esma Ben Said. C’est incroyable, dans un document de présentation de votre parcours, vous affirmez que, petite, vous détestiez l’école et vous donnez même des anecdotes qui décrivent les astuces que vous utilisiez pour être parfois renvoyée à la maison ?
Je dois rectifier cette phrase qui ne rend pas tout à fait justice à l’école. Ce n’est pas toute l’école et ce qu’elle transmet que je détestais. Puisque j’adorais apprendre, j’adorais retrouver mes camarades et jouer avec eux, j’adorais certaines matières (notamment les arts plastiques, le français, l’histoire) mais qu’est-ce que je détestais le système dans lequel cela se faisait !
D’abord l’enfermement dans une salle, à être alignée comme des boîtes de conserve. Devoir y passer 8 heures. Rester toujours assise, à écouter pendant des heures des profs (j’avais souvent la tête dans les nuages ou alors je bavardais pas mal). Jouer à heure fixe pour 10 minutes de récréation, manger à la cantine et ne pas trouver de dessert si on sortait trop tard de cours. Et me réveiller beaucoup trop tôt !
«Le journalisme m’a appris l’écoute et la nuance »

« L’entreprenariat est un chemin tortueux »

« Dans Acropolia l’IA est une brique d’accompagnement, pas une poutre »

« Pour se comprendre, il faut comprendre l’autre »
« La maternité m’a réconciliée avec la vulnérabilité

«J’apprécie beaucoup le courage d’être soi-même »


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