Biopic :Mona Zaki incarne Oum Kalthoum dans «El Sett»

Le  22e Festival du cinéma de Marrakech a réservé une belle et émouvante surprise dans sa programmation.En effet, outre une sélection rigoureuse, diverse, très internationale concernant les longs métrages, le rendez-vous cinéphile  marocain, désormais bien installé dans le calendrier   et assez couru par les étoiles du 7e art, à offert àn son public et à ses visiteurs, comme une cerise sur le gâteau, un biopic musical sensationnel,  » El Sett »  ( La Dame) qui retrace  la carrière extraordinaire de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum.

Il faut dire que la native deTamay Ez-Zahayra qui avait conquis l’ouïe et le coeur des fans au-delà  du pays du Nil, de l’Afrique du Nord au Moyen Orient et jusqu’à la vieille Europe, n’a rien perdu de sa réputation .Et pour incarner la Diva dans ce documentaire passionnant, Marwan Hamed a choisi  Mona Zaki, une  actrice  de 49 ans  à la filmographie abondante et aux nombreuses  participations à des séries et des feuilletons à la popularité incontestable dans le monde arabe..

Oum Kalthoum ( photo capture d’écran)

« El Sett » n’est pas une simple narration  linéaire de la carrière musicale de l’artiste originaire du delta du Nil, le documentaire au long cours ( une durée de 2h 45′). Le critique et journaliste Jamal El Khannoussi, qui a pu voir l’oeuvre à Marrakech note que dans les pages du  média digital https://snrtnews.com/fr que  » Marwan Hamed  accorde en pleine conscience  une place subtile à la dimension sociale et féminine du personnage. Le film montre le « combat » d’Oum Kalthoum par ses actes, non par des déclarations. Elle protège sa dignité, son indépendance, impose ses conditions artistiques sans confrontation directe. Sa force féminine y apparaît historique et non théorique : une femme qui brise les règles sans brandir de manifesto, redéfinissant la place de l’artiste dans une société dominée par les hommes. »

 « Monia Zaki avait la confiance totale du réalisateur « 

Il est vrai que ce choix n’avait pas convaincu tout le monde au pays des Pharaons, mais il n’a pas réussi non plus à faire changer d’avis le  réalisateur et encore moins l’heureuse élue du projet. Portée par la confiance du  du « patron » du projet et par celle de l’ensemble de  l’équipe technique, Monia Zaki a beaucoup travaillé, donné le meilleur d’elle-même; Comme elle s’en est expliquée dans la célèbre ville ocre dans les nombreux médias qui lui ont tendu les micros avant et après la projection en exclusivité  du biopic « El Sett ».

Marwan Hamed, réalisateur-producteur( DR)

À l’image de ses confidences parues dans le le 6 décembre dans les  colonnes de la plateforme chérifienne  le360ma. où elle avait commencé par dire  qu’elle pouvait comprendre la défiance préalable  de l’opinion publique : « Tout le monde a le droit d’exprimer son opinion, et toute polémique est finalement bénéfique pour le film. Je respecte les débats qui sont nés avant et après sa sortie.  Pour être honnête, je ne me suis jamais dit que je pouvais jouer ce rôle, bien au contraire.

Mais elle a également insisté pour  rappeler qu’elle a eu la chance de  s’appuyer sur le soutien sans faille de tous les acteurs du projet : « Lorsque le réalisateur me l’a proposé, j’ai eu très peur. Je ne savais pas par où commencer tant la différence entre moi et Oum Kalthoum est immense. Mais Marwan Hamed m’a énormément rassurée. Il m’a accordé une telle confiance que je me devais d’être à la hauteur. Même lorsque j’étais perdue, il me répétait que nous avancerions par petites étapes. »

 Marwan Hamed : » Mona Zaki a une grande force émotionnelle « 

Un environnement positif qui l’a encouragé à donner le meilleur d’elle même et beaucoup travailler en amont et pendant le tournage pour bien entrer dans les larges habits de  l’incroyable soprano qu’était la grande soprano et bien aimée fiancée  de l’Égypte : « Nous nous sommes entraînés pendant un an et trois mois, chaque jour. Je devais travailler le dialogue, la tonalité de ma voix, l’interprétation du chant, la posture… Au début, j’étais souvent frustrée, car j’avais l’impression de ne pas avancer. Mais il me rassurait constamment. J’essayais sans cesse de donner le meilleur de moi-même et de réduire la distance entre ce personnage et moi. Tout cela jusqu’au travail sur le maquillage et le début du tournage. »

Mona Zaki au Festival du film de Marrakech ( photo- communication festival)

Et le moins que l’on puisse dire que le réalisateur a toujours confirmé le ressenti de son actrice dans  toutes ses déclarations dans les médias : « J’ai choisi Mona Zaki, a expliqué début décembre le maître d’oeuvre du film au micro de la journaliste, Basma  Faramawy  du magazine  Vogue Arabia, car ce rôle exige une actrice capable d’aller bien au-delà de l’imitation et de plonger au cœur de l’âme du personnage. Nous souhaitions explorer l’être humain derrière l’icône, et cela requiert une personne d’une profondeur émo-tionnelle exceptionnelle.Mona possède cette capacité à marquer profondément les spectateurs.

Tout au long de sa carrière, son travail a été diversifié, puissant et toujours empreint d’une grande force émotionnelle. Mona Zaki est une actrice très courageuse. Ce courage est visible à chaque étape de sa carrière, et ce rôle exige précisément ce genre d’audace. C’est pourquoi elle était le choix idéal pour incarner Oum Kalthoum« .  À noter que l’on ne connait pas encore la date de la sortie internationale du biopic

@Fayçal CHHAT

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