Annemarie Jacir:son film «Palestine 36» aux oscars

«Palestine 36»est le dernier long métrage de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir. Invitée exceptionnelle de  la 10e édition du Festival international  de la Mer Rouge. qui s’est déroulé en décembre. Mais c’est au Festival de Toronto que l’oeuvre a été montrée en première mondiale en septembre.
Avant de poursuivre un tour formidable via les festivals de Vancouver, Rome, Chicago  et  Montpellier.C’est donc très vite et logiquement que ce long métrage historique « Palestine 36 » a frappé un grand coup en étant retenu pour représenter la Palestine aux Oscars 2026 dans la section meilleur film international
Palestine 36 est une fresque puissante (119 mn)  qui raconte la révolte des paysans contre l’armée occupante britannique trois ans seulement avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale provoquée par la folie nazie. Comme le résume très bien le synopsis :
« En 1936, en Palestine sous mandat britannique, Yusuf, un jeune homme partagé entre l’attachement à son village natal et l’effervescence politique de Jérusalem, tente de trouver sa voie dans un contexte de tension politique croissante. Alors que les villages s’insurgent contre la domination coloniale, que l’immigration juive s’accélère en provenance d’Europe fuyant le fascisme, et que les Palestiniens appellent à l’indépendance, s’amorce une collision inévitable entre les forces en présence.
https://youtu.be/wWtwnae_5UI?si=-CB8-Kpo9rIoDsT3
Pour s’assurer un récit et une épopée de qualité  la native de Bethléem (51 ans), auteure brillante de trois autrslongs métrages, a su convaincre des acteurs et des actrices de haut vol à ‘image de Jeremy Irons – la star britannique irradiante  de la saga «  Game of Thrones » , l’Irlandais Liam Cunningham, t^t d’affiche du magnifique « Le Jour se lève »  de Ken Loach, 2006) ), le Tunisien Dhafer L’Abidine et des pépites palestiniennes heureuses d’entrer dans la grande histoire de la lutte de libération leur pays toujours en cours 90 ans plus tard. En l’occurence  la Libanaise Hiam Abbass, native de Nazareth, à la filmographie impressionnante, l’américano-libanaise Yasmine Al-Massri (Quantico, Caramel…)  et les Palestiniens  Kamel El Basha  et Saleh Bakri.
https://youtu.be/2sTVlhmxwEU?si=ulnZVRLmQKJ6qc8x
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire français Télérama, Anne marie Jacir raconte pourquoi, il fallait absolument qu’elle fasse ce film. Lequel, d’ailleurs, ne fut pas facile à mener jusqu’au bout en raison de multiples entraves rencontrées durant un tournage héroïque. « C’est l’un des moments les plus marquants de notre histoire en tant que Palestiniens, a-t-elle confié au micro du journal spécialisé dans l’actualité du cinéma et de la télévision en France, il pose les bases de tout, absolument tout ce qui suivra.
« 
On ne peut comprendre la Nakba, l’Intifada ou la situation actuelle sans comprendre comment le décor s’est installé à cette époque. Cette révolte est remarquable : une insurrection paysanne qui a pris le dessus face à un empire. Je voulais voir ce film, alors je me devais de le faire.»
La Libanaise Hiam Abbas une des trois têtes d’affiche (photo capture d’écran)
Alors que le projet  « Palestine 36» avait été pensé avant les événements du 7 octobre, la réalisatrice affirme qu’elle a dû revoir tous ses plans. ou presque :  « J’ai perdu le compte du nombre de fois où le tournage a commencé et s’est arrêté. Le scénario, l’histoire, le lieu tout a changé. Nous avons continué. Ce film a été l’aventure la plus éprouvante de ma vie. Que cette année de sang, de violence et de mort ait aussi donné naissance à une œuvre tissée de tant de mains et de cœurs est pour moi un acte d’amour et de défi.
Comme Mahmoud Darwich, je suis convaincue que chaque beau poème est un acte de résistance.» À noter que Annemarie Jacir est auteure de trois autres films réussis. en l’occurence : « Salt of this Sea », « When I Saw You » et « Wajib ».  « Palestine 36 sortira en salles en France et en première européenne le 26 janvier.
@Fayçal CHEHAT

 

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