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	<title>Archives des Universitaire - Méditerranéennes Magazine</title>
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	<description>La femme est l’avenir de la Méditerranée</description>
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	<title>Archives des Universitaire - Méditerranéennes Magazine</title>
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		<title>Christine Bard: « L&#8217;antiféminisme nie la possibilité même du consentement »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 15:59:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LEUR DERNIER MOT]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Angers]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Bard]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranéennes Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Professeure d'histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Christine Bard est l&#8217;auteure associée avec Mélissa Blais et Francis-Dupuis Déri de l&#8217;ouvrage « Antiféminismes et masculinismes d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui ».Une somme parue  il y a un mois  chez PUF Éditions, quina valu à la native de Jeumont dans le nord de la France de très nombreuses sollicitations dans les médias. Celle qui a fêté il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/christine-bard-lantifeminisme-nie-la-possibilite-meme-du-consentement/">Christine Bard: « L&rsquo;antiféminisme nie la possibilité même du consentement »</a> est apparu en premier sur <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com">Méditerranéennes Magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="MjjYud">
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<p><strong>Christine Bard</strong> est l&rsquo;auteure associée avec <strong>Mélissa Blais</strong> et <strong>Francis-Dupuis Déri</strong> de l&rsquo;ouvrage « <em><strong>Antiféminismes et masculinismes d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui </strong></em>».Une somme parue  il y a un mois  chez<strong> PUF Éditions,</strong> quina valu à la native de Jeumont dans le nord de la France de très nombreuses sollicitations dans les médias.</p>
<p>Celle qui a fêté il y a quelques mois ses soixante ans est professeure à l&rsquo;Université d&rsquo;Angers spécialisée dans l&rsquo;histoire des femmes, du genre, du féminisme et de l&rsquo;antiféminisme. Ses écrits dans ce domaine sont nombreux. le spectre de ses recherches, de ses publications et autres conférences en France et à l&rsquo;étranger , est très large :  féminisme, jeunesse, sport, travail, médias, politique, sexualité vénale, vêtement, art, corps politique, folie<span style="font-size: 13.3333px;">&#8230; En  2018, elle est professeure Iinvitée de l&rsquo;Université de New York.?  <strong>F.C </strong></span></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10172" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/anti-card-2-e1764085840574.png" alt="" width="800" height="419" /></p>
<p><strong>Le résumé  éditeur de « Antiféminismes et masculinismes d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui « </strong></p>
<p>« L’antiféminisme n’est pas une survivance du passé. Sous la forme du masculinisme, il resurgit avec force à l’échelle mondiale, en réaction à la troisième vague du féminisme, marquée par le spectaculaire #MeToo. Sur les droits des femmes et des minorités de genre ou sexuelles, le backlash est en marche, polarisant les opinions. Cette nouvelle édition prend la mesure du phénomène et s’enrichit de nouveaux chapitres qui traitent aussi bien de l’antiféminisme en ligne, des incels, des croisements entre antiféminisme et extrême droite que de la problématique du trumpisme, marqué par ses saillies masculinistes..</p>
<p>En analysant différentes expressions de l’opposition à l’émancipation des femmes depuis le XIXe siècle, les contributions réunies ici aident à mesurer la part de nouveauté des masculinismes contemporains, mais aussi les continuités avec des discours antiféministes plus anciens. Elles soulignent aussi les points de con-tact avec l’homophobie et le racisme sous la forme d’une intersection des haines. Un livre salutaire en ce temps de conf<em>usion.»</em></p>
<div class="MjjYud">
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<h3><strong>Notre rubrique : Leur dernier mot&#8230;</strong></h3>
<p><em>« L&rsquo;antiféminisme a toujours existé, mais il évolue par vagues en fonction du contexte, voire par anticipation parfois, contre des droits que les femmes n&rsquo;ont même pas encore acquis. Mobilisé contre le droit de vote des femmes, contre le droit à l&rsquo;avortement, il s&rsquo;attaque désormais aux luttes contre les violences sexuelles. La riposte consiste à défendre le droit des hommes à violer, à contester la prévention des violences sexistes et sexuelles, à protéger les agresseurs, à maintenir l&rsquo;immunité et la disqualification de la parole des victimes, à nier la possibilité même du consentement, à continuer de promouvoir la culture du viol. L&rsquo;imaginaire sexuel anti-féministe, prévoyant le libre accès au corps des femmes, doit être déconstruit.»</em></p>
<p><iframe title="Léon Blum féministe ? Analyse de Christine Bard" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/UfENGIS39Sc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em>« Ce qui ls rassemble (ndlr, les antiféministes), c&rsquo;est une même vision de la différence des sexes ancrée dans la nature, la biologie. Le hommes seraient supérieurs et les femmes seraient vouées à des fonctions sociales particulières liées à la reproduction. Ces mouvements promeuvent un natalisme offensif avec le refus de la mixité raciale, de l&rsquo;avortement, dès la fin du XIXe siècle. Cette racialisation a trait à une conception chrétienne de l&rsquo;Occident.On avait peut-être oublié, ces dernières années,  à quel point l&rsquo;anti-féminisme était lié  à des politiques natalistes agressives, car le droit à l&rsquo;avortement a été bien défendu en France, et les partis de droit ont évolué sur ce sujet. »</em></p>
<p>(<strong>Propos extraits de l&rsquo;interview parue dans les colonnes du quotidien français Libération daté du 25 novembre 2025</strong>)</p>
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		<title>Esma Ben Said:Acropolia,pour une «révolution» de l&#8217;apprentissage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 15:58:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[GRAND ANGLE]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[PAROLES, PAROLES …]]></category>
		<category><![CDATA[Acropolia Academy]]></category>
		<category><![CDATA[Créatrice de contenus]]></category>
		<category><![CDATA[Esma Ben Said]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Esma Ben Said. Si vous cherchez le sens de son prénom qui claque comme un drapeau au vent, vous ne serez pas déçu. Il s&#8217;en faut. Et cela donne cette définition avantageuse. Dérivé de l&#8217;arabe « asma&#8217;a » signifiant « sublime, élevée » ou encore « précieuse, noble », Esma traduit « l&#8216;aspiration à l&#8217;élévation [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/esma-ben-said-acropolia-pour-une-revolutionde-lapprentissage/">Esma Ben Said:Acropolia,pour une «révolution» de l&rsquo;apprentissage</a> est apparu en premier sur <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com">Méditerranéennes Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Esma Ben Said.</strong> Si vous cherchez le sens de son prénom qui claque comme un drapeau au vent, vous ne serez pas déçu. Il s&rsquo;en faut. Et cela donne cette définition avantageuse. <b>Dérivé de l&rsquo;arabe « asma&rsquo;a » signifiant « sublime, élevée » ou encore « précieuse, noble », </b>Esma traduit « <strong><em>l</em></strong><em>&lsquo;a</em><strong><em>spiration à l&rsquo;élévation spirituelle et à la distinction de l&rsquo;âme avec une certaine douceur dans son retentissement <b> »</b></em></strong>. Absolument tout ce qu&rsquo;est, dans la vraie vie, notre invitée exceptionnelle : une femme  lumineuse, généreuse, beaucoup à l&rsquo;écoute, à la fois franche du collier  et attachante .</p>
<p>Esma Ben Said, franco-tunisienne à la trentaine épanouie, correspond vraiment au signifiant décrit par le dictionnaire. Dans l&rsquo;entretien qu&rsquo;elle a accordé à <strong>Méditerranéennes Magazine</strong> , la native d&rsquo;Eaubonne, dans la Val-d&rsquo;Oise, n&rsquo;élude aucun sujet. Elle évoque un parcours personnel et professionnel long comme le bras &#8211; en dépit de sa jeunesse &#8211; et riche comme un trésor amassé au prix d&rsquo;efforts ni comptés ni mesurés. <b> </b>Elle qui, jeune élève, avait commencé par contester l&rsquo;école et surtout «l<em>e système d&rsquo;enseignement dans lequel cela se faisait <b> »</b></em> est aujourd&rsquo;hui  une professeur d&rsquo; université épanouie passée par hypokhâgne, khâgne, licence  de littérature, études de relations internationales et  d&rsquo;intelligence stratégique.Et il y a aussi ce journalisme qu&rsquo;elle  a découvert et adoré pratiquer  en travaillant de longues années dans une agence de presse.</p>
<p>Depuis quatre ans, cette méditerranéenne authentique, passionnée d&rsquo;écriture, de théâtre, de danse, aux goûts musicaux  éclectiques, est plongée dans  la création  et le développement de la plateforme éducative <strong>Acropolia Aacadem</strong>y.«<em>Une aventure ambitieuse et novatrice qui propose des parcours d&rsquo;apprentissage pertinents et utiles<strong> <b> »</b></strong>. </em> Un système de formations multiples en ligne  où «<em>l&rsquo;apprenant devient acteur de son parcours, et non simple spectateur.<strong> <b> »</b></strong></em> Elle nous en parle dans l&rsquo;entretien qui suit.Avec méthode, bien sûr, mais également avec enthousiasme. <strong> F.C </strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10123" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/582147966_10235970349993348_2238818042181073303_n.jpg" alt="" width="883" height="738" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/582147966_10235970349993348_2238818042181073303_n.jpg 883w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/582147966_10235970349993348_2238818042181073303_n-300x251.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/582147966_10235970349993348_2238818042181073303_n-768x642.jpg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/582147966_10235970349993348_2238818042181073303_n-70x60.jpg 70w" sizes="(max-width: 883px) 100vw, 883px" /></p>
<p><strong>Bonjour Esma Ben Said. C&rsquo;est incroyable, dans un document de présentation de votre parcours, vous affirmez que, petite, vous détestiez l&rsquo;école et vous donnez même des anecdotes qui décrivent les astuces que vous utilisiez pour être parfois renvoyée à la maison ?</strong></p>
<p>Je dois rectifier cette phrase qui ne rend pas tout à fait justice à l&rsquo;école. Ce n&rsquo;est pas toute l&rsquo;école et ce qu&rsquo;elle transmet que je détestais. Puisque j&rsquo;adorais apprendre, j&rsquo;adorais retrouver mes camarades et jouer avec eux, j&rsquo;adorais certaines matières (notamment les arts plastiques, le français, l&rsquo;histoire) mais qu&rsquo;est-ce que je détestais le système dans lequel cela se faisait !</p>
<p>D&rsquo;abord l&rsquo;enfermement dans une salle, à être alignée comme des boîtes de conserve. Devoir y passer 8 heures. Rester toujours assise, à écouter pendant des heures des profs (j&rsquo;avais souvent la tête dans les nuages ou alors je bavardais pas mal). Jouer à heure fixe pour 10 minutes de récréation, manger à la cantine et ne pas trouver de dessert si on sortait trop tard de cours. Et me réveiller beaucoup trop tôt !</p>
<div id="yiv6164516463">
<div dir="ltr">
<div class="yiv6164516463elementToProof">Vraiment, j&rsquo;ai beaucoup souffert de ça. Donc j&rsquo;ai commencé à sécher les cours très jeune. Dès le CP. Je mettais ma tête sur le radiateur pour dire que j&rsquo;avais de la fièvre. Je disais souvent que j&rsquo;avais de forts maux de ventre, au point que le médecin venait à la maison, et au collège j&rsquo;écrivais mes propres mots d&rsquo;absence à la place de mes parents pour justifier des absences : je disais toujours que j&rsquo;avais la gastro. (<em>J&rsquo;espère que mes parents ne vont pas lire cette interview. Rires</em>). Vraiment, je vivais mal cette entrave à mon besoin de liberté, de mouvement et de sens. J&rsquo;ai vite développé une résistance intuitive à ce modèle que je n&rsquo;aimais pas.</div>
<div></div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Comment avaient réagi vos parents face à cette défiance que vous manifestiez vis-à-vis de l&rsquo;enseignement classique ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Je crois que ni mes parents, ni les enseignants, ni même mes camarades ne se rendaient compte de cette défiance que j&rsquo;avais. J&rsquo;arrivais facilement à donner le change. Mes parents n&rsquo;étaient pas derrière mon dos pour les devoirs, ils me «jugeaient <em>» </em>aux résultats. J&rsquo;étais une élève moyenne, qui ne faisait pas trop de vagues, et qui pouvait être plutôt bonne voire excellente dans les matières qui m&rsquo;intéressaient vraiment (la littérature, l&rsquo;histoire, la philo) comme nulle dans les matières qui ne m&rsquo;intéressaient pas (je ne compte plus les 4 en maths !). Je me débrouillais, j&rsquo;avais des amis, j&rsquo;étais très sociable, mais dans le fond, j&rsquo;étais très souvent ailleurs. Je vivais pas mal dans mes pensées. Et je me souviens que je comparais souvent l&rsquo;école à un supermarché. Tout est contrôlé, aligné, fade.</div>
<div></div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>À  l&rsquo;évidence, vous n&rsquo;aviez pas tout lâché puisque vous avez mené à bien des formations en relations internationales et en journalisme, avant de devenir pendant des années la rédactrice en chef du desk Afrique de l&rsquo;Agence Anadolu ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">À noter : j&rsquo;ai fait hypokhâgne, khâgne avant ma licence de lettres modernes, puis les relations internationales et de la géo-économie et intelligence stratégique (mais pas de formation en journalisme).</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Oui, paradoxalement, j&rsquo;ai toujours eu un immense respect pour le savoir et j&rsquo;ai toujours eu une soif d&rsquo;apprendre de nouvelles choses en permanence. Et puis j&rsquo;avais mes parents qui me disaient que c&rsquo;était important d&rsquo;avoir des diplômes pour choisir ma vie. J&rsquo;ai donc vite compris qu&rsquo;il fallait composer avec ce système qui ne me plaisait pas pour pouvoir, un jour, le transformer.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Après ma prépa littéraire (hypokhâgne et khâgne), une année en licence de lettres modernes, je me suis lancée dans des études en relations internationales et en géo-économie et intelligence stratégique. Là, j&rsquo;ai adoré mes études ! Deux jours de cours par semaine avec des experts en tout genre. Pas d&rsquo;ennui, pas de routine. Et ça m&rsquo;a donné le tempo pour la suite de ma vie : j&rsquo;ai fait plein de métiers passionnants : d&rsquo;abord dans la politique en contexte post-révolutionnaire en Tunisie. Puis j&rsquo;ai enchaîné dans l&rsquo;enseignement et enfin dans le journalisme. C&rsquo;était un chemin qui me ressemblait : une façon d&rsquo;apprendre sans arrêt, d&rsquo;être dans le réel, dans la parole, dans l&rsquo;humain. J&rsquo;ai adoré cette période : les enquêtes, les débats, les nuits blanches à réécrire des dépêches. J&rsquo;étais jeune, idéaliste, et persuadée que comprendre le monde pouvait le changer.</div>
<h3 class="yiv6164516463elementToProof">«Le journalisme m&rsquo;a appris  l&rsquo;écoute et la nuance <em>»</em></h3>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Vous avez aimé, je crois, ces années de journalisme. Quel est l&rsquo;héritage de cette grande expérience médiatique ? Qu&rsquo;avez-vous appris de décisif de cette confrontation avec les réalités du monde et qui vous sert dans votre nouveau projet ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Le journalisme m&rsquo;a appris deux choses essentielles : l&rsquo;écoute et la nuance. C&rsquo;est un métier qui vous apprend que la vérité n&rsquo;est jamais unique. Cette expérience m&rsquo;a aussi donné une rigueur : vérifier, recouper, contextualiser, aller à l&rsquo;essentiel et aiguiser son esprit critique. J&rsquo;ai développé cette capacité à raconter des histoires complexes de manière accessible. Et surtout, elle m&rsquo;a donné le goût des histoires vraies, de la transmission. Toute cette expérience m&rsquo;a formée, et m&rsquo;est utile aujourd&rsquo;hui dans ma vie d&rsquo;entrepreneure.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> Paradoxalement, vous, la contestataire née de l&rsquo;enseignement classique, avez fini par enseigner les enjeux contemporains des médias à la Sorbonne Nouvelle en Master 2 de journalisme…</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">C&rsquo;est le plus grand clin d&rsquo;œil du destin ! <em>(rires</em>) Je crois que j&rsquo;enseigne justement parce que j&rsquo;ai détesté apprendre de manière rigide. J&rsquo;ai commencé à enseigner en 2013 et depuis j&rsquo;ai toujours eu en tête une même promesse : que mes étudiants ne s&rsquo;ennuient jamais.</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">À la Sorbonne, je les accompagne pour s&rsquo;interroger, sortir des sentiers battus, être critiques, pas à apprendre par cœur ou réciter. À questionner le monde, pas à l&rsquo;imiter. Mes étudiants de Master 2 ne sont pas là pour ingurgiter des théories déconnectées, mais pour comprendre les transformations profondes des médias à l&rsquo;ère numérique, les enjeux éthiques, les mutations du métier. On fait beaucoup d&rsquo;ateliers pratiques, on bouge, je les invite à sortir de la classe, à aller expérimenter en s&rsquo;amusant. Ils sont autonomes et responsables, et je tente de leur transmettre un peu de mon expérience, mais en vrai, c&rsquo;est eux qui font le plus gros du boulot, et croyez-moi, ils sont impressionnants !</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-10155 aligncenter" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/b5bc4ef7-b848-486f-b8c3-49b200db4519-e1763574501144.jpg" alt="" width="525" height="700" /></div>
<div id="yiv6164516463">
<div dir="ltr">
<div>                                        <em><strong>      La Sorbonne où elle enseigne en Master 2 de journalisme…</strong></em></div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Et puis voilà que, la trentaine entamée, vous décidez de vous lancer dans un lourd projet dont l&rsquo;ambition est de proposer la mise en place d&rsquo;un nouveau système éducatif. Un concept innovant : la plateforme Acropolia Academy. Vous pouvez expliquer à nos lecteurs son principe d&rsquo;apprentissage immersif ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Acropolia Academy, c&rsquo;est ma réponse à l&rsquo;enfant que j&rsquo;étais. C&rsquo;est une plateforme éducative qui propose des parcours d&rsquo;apprentissage pertinents et utiles. On y apprend ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas eu la chance d&rsquo;apprendre à l&rsquo;école classique justement : de comment développer sa créativité à remplir sa fiche d&rsquo;impôts, en passant par le développement d&rsquo;un projet entrepreneurial. On y apprend avec des vidéos micro-learning — que nous appelons CODEX &#8211; des capsules de 10 vidéos, chacune de 10 minutes maximum —, mais aussi des formations plus longues, de la réflexion guidée, et bientôt la mise en place de notre IA : <strong>Platon.ia,</strong> qui accompagnera chaque apprenant de manière individualisée, un peu comme un coach d&rsquo;apprentissage.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Mais Acropolia, ce n&rsquo;est pas seulement des formations en ligne. C&rsquo;est toute une philosophie : celle de <strong>« construire la cité de soi, des autres et du monde <b>».</b></strong> L&rsquo;idée, c&rsquo;est d&rsquo;en finir avec la rigidité liée à l&rsquo;apprentissage, de redonner au savoir sa dimension vivante et joyeuse. Chaque apprenant devient acteur de son parcours, et non simple spectateur. Nous avons aussi une communauté de plus de 100 formateurs experts qui incarnent cette approche holistique de l&rsquo;éducation et de la formation.</div>
</div>
</div>
<div id="yiv6164516463">
<div dir="ltr">
<h3 class="yiv6164516463elementToProof"> « L&rsquo;entreprenariat est un chemin tortueux <em>»</em></h3>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> À quel(s) public(s) s&rsquo;adresse-t-elle en priorité ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">À tous ceux qui ont soif de sens. Aussi bien les étudiants, les enseignants, les parents, les salariés en reconversion professionnelle, les retraités… Bref, toute personne qui a envie de mieux se connaître, se comprendre et grandir. Acropolia, ce n&rsquo;est pas seulement une école — c&rsquo;est une cité de la connaissance vivante. On y apprend à apprendre, mais aussi à se connaître, à collaborer, à rêver.</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Nous accompagnons aussi les entreprises qui veulent former leurs salariés à faire évoluer leurs compétences de manière innovante. Nous avons vraiment développé tout un écosystème afin que tout le monde y trouve son compte. Nous avons fait beaucoup de R&amp;D pour y arriver, ce qui nous a d&rsquo;ailleurs permis d&rsquo;obtenir le statut<strong> JEI</strong> — Jeune Entreprise Innovante — et la certification <strong>Qualiop</strong>i, ce qui témoigne de la qualité et de la reconnaissance institutionnelle de notre approche.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>C&rsquo;est en Tunisie, je crois, que vous est venue l&rsquo;idée de proposer cette alternative révolutionnaire à l&rsquo;éducation classique que nous connaissons depuis plus d&rsquo;un siècle ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Oui. J&rsquo;étais en Tunisie à cette époque où j&rsquo;avais démarré ma première expérience entrepreneuriale : je gérais avec mes associés une boîte de tech où on avait une cinquantaine de développeurs. Et mon constat était sans appel : même si ces personnes ont des compétences techniques avérées, il y a un vrai manque dans tout ce qu&rsquo;on appelle<strong> softskills</strong>. J&rsquo;ai donc eu envie de travailler cet aspect…</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Au départ, avec quel entourage personnel ou professionnel avez-vous partagé cette idée originale et quel accueil avez-vous reçu ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">J&rsquo;en ai parlé d&rsquo;abord à mon mentor et associé, <strong>Mehdi</strong>, qui a un doctorat en intelligence artificielle et qui est lui-même entrepreneur. Il a cru tout de suite au projet — et il m&rsquo;a surtout dit : <strong>«</strong> <em>On va le construire.<b>»</b></em> Son expertise et son soutien ont été déterminants. Il a été le premier à croire en moi, à me suivre, et a été d&rsquo;un énorme soutien jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Il a permis de matérialiser un simple projet en une réalité puissante.</div>
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<div class="yiv6164516463elementToProof">Mes amis aussi ont été là. Ils ont toujours pensé que je réussirais, et même quand ils ne comprenaient pas tout ce que je faisais (allez expliquer la création de tout un écosystème ! C&rsquo;est dur !), ils m&rsquo;ont toujours encouragée à poursuivre. Puis j&rsquo;ai eu ma première salariée, <strong>Mey</strong>, une de mes anciennes étudiantes, brillante, qui me suit depuis mes débuts, même quand tout semble difficile (l&rsquo;entrepreneuriat c&rsquo;est un chemin tortueux). Ensuite j&rsquo;ai rencontré Aude, experte en RH et formation venue de Disney, puis JD, expert en marketing et acquisition digitale — deux autres associés qui ont aussi cru en moi et grâce à qui aujourd&rsquo;hui, on est une équipe de choc</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Puis j&rsquo;ai commencé à constituer une communauté de formateurs et d&rsquo;experts qui partageaient cette même vision. Les débuts ont été fous : beaucoup de travail, peu de sommeil, mais une foi inébranlable. L&rsquo;accueil a été très positif, surtout parce que tout le monde sent que le système actuel est à bout de souffle.</div>
<div>
<figure id="attachment_10140" aria-describedby="caption-attachment-10140" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-10140" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1759237728440-1.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1759237728440-1.jpg 800w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1759237728440-1-300x300.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1759237728440-1-150x150.jpg 150w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1759237728440-1-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-10140" class="wp-caption-text"><em><strong>Acropolia Academy (le logo officiel)</strong></em></figcaption></figure>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>On suppose que vous avez approché des institutions traditionnelles, lesquelles sont en général frileuses face à ce type de changement ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Oui, certaines institutions sont prudentes, et c&rsquo;est normal. Le changement fait peur, surtout dans l&rsquo;éducation où les enjeux sont si importants. Mais plutôt que de me heurter à ces résistances, j&rsquo;ai choisi de prouver par l&rsquo;exemple. Obtenir le statut JEI et la certification Qualiopi nous a donné une légitimité institutionnelle. Et nos partenariats avec de grands groupes démontrent que notre approche fonctionne. C&rsquo;est comme ça qu<strong>&lsquo;Acropolia</strong> a commencé à collaborer avec ces entreprises. L&rsquo;éducation est un sujet universel. Quand elle devient une aventure collective, les portes s&rsquo;ouvrent. Le changement se fait progressivement, par la démonstration plus que par la confrontation.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong style="font-size: 16px;">Après un peu moins de quatre ans d&rsquo;existence, quel bilan tirez-vous et comment mesurer son efficacité auprès du public ? Ou bien est-ce un peu tôt ?</strong></div>
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<div id="yiv6164516463">
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<div class="yiv6164516463elementToProof">Je dirais que c&rsquo;est un bilan plein de promesses. Nous avons construit par nous-mêmes une plateforme solide, nous travaillons avec des clients prestigieux et une communauté d&rsquo;experts engagés. On communique très peu mais ça va changer en 2026. C&rsquo;était un choix de ma part : je préfère travailler de manière à construire de solides fondations puis ensuite mettre la lumière sur ce qu&rsquo;on a fait. Jusqu&rsquo;à présent on a surtout formé avec les entreprises, mais à partir du début 2026, on s&rsquo;ouvrira davantage au grand public et j&rsquo;espère bien que vous entendrez parler de nous.</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Mais ce que je peux dire c&rsquo;est que je vois clairement un mouvement naître : celui de personnes qui veulent transmettre mais aussi apprendre autrement, avec plaisir et conscience. Alors oui, c&rsquo;est encore jeune, mais le cap est clair. Acropolia c&rsquo;est une course de fond.</div>
</div>
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<h3 class="yiv6164516463elementToProof"><span style="text-align: center;">« Dans Acropolia l&rsquo;IA est une brique d&rsquo;accompagnement, pas une poutre </span><em style="text-align: center;">»</em></h3>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Quelle place occupe l&rsquo;intelligence artificielle dans la plateforme Acropolia Academy ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Alors l&rsquo;<strong>IA</strong> est une brique d&rsquo;accompagnement au sein d&rsquo;Acropolia, pas une poutre. On l&rsquo;imagine au service de l&rsquo;apprenant sous forme d&rsquo;assistant capable d&rsquo;accompagner la personnalisation du parcours. En gros, dans notre prochaine version de la plateforme d&rsquo;Acropolia, vous arrivez sur la plateforme, vous faites un test de personnalité qui permet d&rsquo;identifier vos préférences d&rsquo;apprentissage, puis vous intégrez une maison (un peu à la Poudlard). Vous vivez une vraie expérience individualisée.</div>
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<div><strong style="font-size: 16px;">Êtes-vous, comme une partie des élites, une partisane inconditionnelle de cette technologie ou bien gardez-vous un esprit critique et une forme de prudence sur les excès qu&rsquo;elle peut provoquer dans nos sociétés du 21e siècle ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><span style="font-size: 16px;">Je suis une partisane lucide. Mon background en journalisme m&rsquo;a appris à garder un esprit critique. L&rsquo;intelligence artificielle est un outil fabuleux qui fait gagner du temps sur de nombreuses tâches, mais est clairement dangereux si elle se coupe du sens. L&rsquo;IA peut servir l&rsquo;humain ou l&rsquo;asservir. Tout dépend de l&rsquo;intention et de l&rsquo;éthique avec lesquelles on l&rsquo;utilise.</span></div>
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<div id="yiv6164516463">
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<div class="yiv6164516463elementToProof">Si on garde l&rsquo;humain au centre, l&rsquo;IA peut nous faire grandir. Mais si on la laisse diriger nos émotions, nos choix ou nos valeurs, avoir une quelconque influence sur nous, comme c&rsquo;est déjà le cas auprès de certaines personnes, alors oui, ce sera un désastre. Je reste vigilante face aux dérives possibles : la surveillance, la déshumanisation, la standardisation. Chez <strong>Acropolia, n</strong>ous avons bien évidemment fait le choix d&rsquo;une IA qui accompagne, pas qui remplace.</div>
</div>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-10133" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/ESMA-PHOTO-2025-11-19-14-38-251-e1763574955729.jpg" alt="" width="800" height="586" /></p>
</div>
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<div>              <em><strong>Une dirigeante d&rsquo;entreprise à l&rsquo;écoute et qui sait s&rsquo;entourer </strong></em></div>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>J&rsquo;aimerais maintenant faire découvrir à ceux qui ne vous connaissent pas encore la femme que vous êtes. Si je dis que votre caractère le plus visible et appréciable, c&rsquo;est un comportement toujours chaleureux, une vraie bonhomie et une capacité d&rsquo;écoute formidable. Suis-je dans le vrai ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">J&rsquo;espère que oui ! Merci de me voir comme ça. Je pense qu&rsquo;effectivement je suis plutôt le genre de personne à paraître « sympa » au premier abord. J&rsquo;essaie toujours d&rsquo;être ouverte, de bien accueillir mon prochain, j&rsquo;aime qu&rsquo;on se sente à l&rsquo;aise avec moi. Et pour l&rsquo;écoute, je dois l&rsquo;avouer, c&rsquo;est peut-être ma plus grande qualité. Je passe beaucoup de temps à écouter les autres en essayant de me connecter à eux. D&rsquo;écouter le visible mais aussi l&rsquo;invisible dans les mots et dans les silences. Et enfin, j&rsquo;aime rire. Le médicament du monde !</div>
<h3 class="yiv6164516463elementToProof"><span style="text-align: center;">« Pour se comprendre, il faut comprendre l&rsquo;autre </span><em style="text-align: center;">»</em></h3>
</div>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> Où puisez-vous cette empathie et cette ouverture d&rsquo;esprit ? Un héritage familial ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Héritage familial et culturel je dirais. Je viens d&rsquo;une famille méditerranéenne où l&rsquo;on parle fort, où les émotions débordent, où tout est excessif, la colère comme la joie. La chaleur et l&rsquo;ouverture, je les ai héritées de mes racines, de cette culture où l&rsquo;on accueille, où l&rsquo;on partage, où l&rsquo;on prend le temps d&rsquo;être avec l&rsquo;autre. Quand on a une double culture, on apprend très tôt à naviguer entre différents mondes, à comprendre plusieurs perspectives.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">L&#8217;empathie, je l&rsquo;ai développée au fil des années. Déjà à la lumière de ce que je vivais dans ma propre vie, j&rsquo;ai appris à avoir de l&#8217;empathie pour moi-même. Mais aussi et surtout en écoutant les autres humains. J&rsquo;ai rencontré énormément de gens touchants, bouleversants, des gens différents de moi, différents de ma culture, de mes croyances. Et mon constat est sans équivoque : pour se comprendre, il faut comprendre l&rsquo;autre. Il faut accueillir l&rsquo;autre dans sa singularité, chercher l&rsquo;unité derrière la diversité.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> Vous avez toujours baigné dans une double atmosphère : la France où vous êtes née et la Tunisie, le pays d&rsquo;origine de vos parents, où vous avez beaucoup séjourné. En somme, vous êtes une Méditerranéenne authentique…</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Totalement. Je suis faite de deux mers, deux soleils, deux cultures. La France m&rsquo;a beaucoup donné. Déjà une langue que j&rsquo;adore. Un accès à une culture incroyable, une structure, une rigueur, de l&rsquo;exigence intellectuelle. La France c&rsquo;est un peu mon père. La Tunisie m&rsquo;a offert la chaleur, la foi, la beauté du désordre et la poésie du quotidien. Je me sens profondément méditerranéenne : ancrée dans le réel, mais toujours tournée vers la lumière. Cette mer intérieure a toujours été un pont entre les civilisations, un espace de dialogue et d&rsquo;échanges. Je porte en moi cette richesse du métissage. C&rsquo;est une identité mouvante, mais apaisée.</div>
</div>
<div dir="ltr">
<h3 class="yiv6164516463elementToProof"><strong>« La maternité m&rsquo;a réconciliée avec la vulnérabilité </strong></h3>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> Il y a quelques jours, vous me disiez, en off, qu&rsquo;actuellement vous sentez un besoin pressant de mener une vie certes active et créative, mais dans le calme et la sérénité et si possible avec une part de lumière en prime.</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">C&rsquo;est exactement ça. Je crois qu&rsquo;après des années à courir, à créer, à construire à Paris, j&rsquo;ai envie de douceur. La lumière, pour moi, ce n&rsquo;est pas un luxe : c&rsquo;est une nécessité. Je ne cherche pas la réussite extérieure, je cherche la clarté intérieure. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un espace où je peux respirer, travailler en paix, méditer, faire de longues balades, et être loin du bruit et de la pollution. Et puis surtout voir grandir mon fils et sentir que chaque jour a du sens. C&rsquo;est ce que nous appelons la « slow life ». Non pas ralentir par renoncement, mais choisir un rythme plus conscient, plus respectueux de notre humanité.</div>
<div>
<figure id="attachment_10129" aria-describedby="caption-attachment-10129" style="width: 645px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-10129" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/80c95a5f314e300ed609f5bc054f842b_750x400.jpg" alt="" width="645" height="400" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/80c95a5f314e300ed609f5bc054f842b_750x400.jpg 645w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/80c95a5f314e300ed609f5bc054f842b_750x400-300x186.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /><figcaption id="caption-attachment-10129" class="wp-caption-text"><em><strong>Esma a une tendresse particulière pour le bleu de la Méditerranée et la blancheur des cités tunisiennes. Couleurs inspirantes du pays de ses origines ( photo DR)</strong></em></figcaption></figure>
</div>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Est-ce un appel de la Grande Bleue pour la Méditerranéenne que vous êtes ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">(<em>Rires)</em> Oh que oui. Je crois que la mer et la nature d&rsquo;une manière générale m&rsquo;appellent toujours. La lumière méditerranéenne nourrit l&rsquo;âme, à cette proximité avec la nature, à ce rythme plus humain. Et je sens déjà que ce changement sera fondateur : un retour à la simplicité, à l&rsquo;essentiel, à la beauté nue des choses. J&rsquo;aime vivre entre tradition et modernité, entre spiritualité et créativité. Et justement, pour développer ma créativité et continuer ce projet que je porte, j&rsquo;ai besoin d&rsquo;un environnement qui inspire la sagesse. Donc en ce moment, je prépare mes valises.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>La naissance de votre premier enfant, il y a moins de deux ans, est-elle pour quelque chose dans cette envie ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Oui, énormément. La naissance de mon fils a tout changé. Il m&rsquo;a reconnectée à l&rsquo;amour pur, celui qui ne demande rien. Quand je le regarde, je me dis :«<em>C&rsquo;est pour lui que je veux un monde meilleur</em>.<em style="text-align: center;">» </em>Et c&rsquo;est aussi pour lui que j&rsquo;ai envie de ralentir, d&rsquo;être là, vraiment là. Je veux qu&rsquo;il grandisse entouré de nature, dans un environnement où l&rsquo;on prend le temps de vivre, où les relations humaines sont authentiques. Je veux lui transmettre cette sagesse méditerranéenne, cette ouverture au monde, mais aussi lui offrir la stabilité et la sérénité d&rsquo;un ancrage profond. La maternité m&rsquo;a réconciliée avec la vulnérabilité. Elle m&rsquo;a appris la patience et la gratitude. Il grandit tellement vite, et chaque jour avec lui me confirme que je fais le bon choix.</div>
</div>
</div>
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<div id="yiv6164516463">
<div dir="ltr">
<h3 class="yiv6164516463elementToProof">«J&rsquo;apprécie beaucoup le courage d&rsquo;être soi-même <em>»</em></h3>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Vous-même, quel enfant, fille, sœur étiez-vous ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Quand je pose la question aux membres de ma famille, de comment ils me perçoivent, les réponses me touchent et me font rire. Il faut savoir que j&rsquo;ai 5 frères et sœurs. Une famille nombreuse, et nous sommes tous très proches même si on se voit peu. On s&rsquo;aime énormément. Certains d&rsquo;entre eux vous diront que j&rsquo;étais gentille, attentionnée, que je débordais d&rsquo;imagination et que je leur proposais de nombreuses activités. Ils disent tous de moi que j&rsquo;étais une enfant têtue et ça me fait beaucoup rire. Je dirais que j&rsquo;étais plutôt déterminée ! J&rsquo;étais une enfant chaleureuse, affectueuse et espiègle selon ma mère. Une artiste selon d&rsquo;autres.Pour ma part, je dirais que j&rsquo;étais très sensible et très ouverte au monde. Pleine d&rsquo;idées et d&rsquo;optimisme.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Quelles sont les qualités que vous appréciez chez les autres et les défauts qui peuvent vous être insupportables ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">J&rsquo;aime les gens profondément gentils et généreux. Pour moi ce sont les qualités qui ont le plus de valeur. Quand on donne sans compter, qu&rsquo;on aide, qu&rsquo;on ne juge pas.J&rsquo;apprécie aussi beaucoup le courage d&rsquo;être soi-même dans un monde qui veut souvent uniformiser les gens.Je déteste les gens qui disent « j&rsquo;ai trop de caractère » pour justifier leurs actes et leurs méchancetés. Je n&rsquo;aime pas non plus les gens qui dénigrent les autres, qui jugent, qui se croient supérieurs. J&rsquo;ai en horreur les gens menteurs et ceux incapables de rire d&rsquo;eux-mêmes. La mesquinerie, la mauvaise foi. Ça fait beaucoup non ?</div>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-10162 aligncenter" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/1c442147-919b-446c-84dc-c8ba9553affb-e1763582856823.jpg" alt="" width="656" height="1166" /></p>
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Vous êtes une passionnée de théâtre, vous avez une belle plume et vous aimez écrire des nouvelles, que j&rsquo;ai eu l&rsquo;honneur de lire et d&rsquo;apprécier. Avez-vous des projets à venir en littérature ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Merci pour ces mots qui me touchent beaucoup. Oui j&rsquo;adore le théâtre ! J&rsquo;en fais d&rsquo;ailleurs en amateur. L&rsquo;an dernier j&rsquo;ai joué dans une adaptation moderne des <em><strong>Femmes Savantes</strong></em> de <strong>Molière,</strong> j&rsquo;ai pris tellement de plaisir à me délecter des répliques en alexandrins. La compagnie à laquelle j&rsquo;appartiens, la<strong> Jayann&rsquo;act</strong>, m&rsquo;a beaucoup apporté humainement et personnellement (<em>c&rsquo;est une compagnie de théâtre solidaire, menée par</em> <strong>Anne-Laure Teboul</strong>,<em> une brillante metteuse en scène, comédienne et auteure</em>).</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Pour l&rsquo;écriture, j&rsquo;écris depuis toujours, c&rsquo;est mon refuge. L&rsquo;écriture reste une passion qui me nourrit, un espace d&rsquo;exploration intime. Le problème, c&rsquo;est que je n&rsquo;écris que des débuts d&rsquo;histoire ou de courtes nouvelles. Je crois que j&rsquo;ai de quoi constituer un livre entier que de débuts ! Mon écriture manque encore de maturité, de discipline et de souffle sur la durée. J&rsquo;écris surtout quand ça déborde d&rsquo;émotions chez moi. Je ne sais pas si un jour je sortirai quelque chose, ça serait une très belle réalisation. Comme j&rsquo;aurai bien plus de temps pour moi les prochains mois, je me dis que ça serait peut-être le bon moment d&rsquo;être plus sérieuse sur le sujet.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Quelle place occupe la (les) musique(s) dans votre vie ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Immense ! Je vis en musique. Il y a toujours un fond sonore chez moi. Je fais énormément de concerts (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ma sortie préférée avec un bon resto). J&rsquo;adore la vibration ressentie dans une salle de concert. La joie partagée. J&rsquo;ai vu énormément d&rsquo;artistes que j&rsquo;admire. J&rsquo;ai des goûts très éclectiques qui reflètent ma diversité intérieure je pense.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Qu&rsquo;écoute Esma quand elle est triste et quand elle est dans la joie ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Quand je suis triste : <strong>Léo Ferré</strong> et <strong>Brel</strong> (<em>je suis rarement triste, je dirais plutôt quand je suis mélancolique</em>).</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Quand je suis heureuse : oula ! Ça passe de<strong> Dalida</strong>, à <strong>Michael Jackson</strong>, à du <strong>Rock,</strong> en traversant la musique orientale. Tout ce qui peut me faire danser et me donne envie de célébrer la vie !</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Et le sport dans tout ça. Quelle place occupe-t-il (ou pas) dans votre vie ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">Il occupe enfin une vraie place ! J&rsquo;ai longtemps boudé le sport en salle (même si je bouge beaucoup, je danse, je fais énormément de randonnées) jusqu&rsquo;à trouver le coach parisien qui m&rsquo;a fait changer d&rsquo;avis. J&rsquo;essaie d&rsquo;y aller régulièrement, pas pour la performance, mais pour l&rsquo;énergie que ça libère. Bouger, c&rsquo;est une manière de revenir dans le corps surtout quand on vit beaucoup dans sa tête. Je pense qu&rsquo;on devrait tous faire une activité physique afin de maintenir une belle énergie nécessaire à nos projets de vie.</div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong> Pour finir, que peut-on vous souhaiter de meilleur à quelques semaines du début d&rsquo;une nouvelle année ?</strong></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof">De la paix, surtout de la santé, et de passer un maximum de temps avec ceux que j&rsquo;aime. Me souhaiter aussi une lumière douce sur tout ce que j&rsquo;entreprends. Que <strong>Acropolia</strong> continue à grandir et à toucher de plus en plus de vies. Et puis de continuer à créer, à aimer, à rire, à croire en la beauté du monde. Que je continue à cultiver cette capacité d&rsquo;émerveillement qui fait de chaque jour une opportunité d&rsquo;apprendre et de créer. J&rsquo;ai beaucoup de souhaits !</div>
<div></div>
</div>
<div><strong>@Propos  recueillis par Fayçal CHHAT</strong></div>
<div dir="ltr">
<hr />
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<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>LES PRÉFÉRENCES D&rsquo;ESMA</strong></div>
<div></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre livre</strong> : <i>L&rsquo;élégance du hérisson</i></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre film</strong> : <i>Jeux d&rsquo;enfants</i></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre série</strong> : <i>Killing Eve</i></div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre chanson</strong> : <i>Laissez-moi danser</i> de Dalida</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre ville</strong> : Londres</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre peintre</strong> : Dalí</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre acteur</strong> : Tom Hanks</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre actrice</strong> : Marion Cotillard</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre parfum</strong> : Ambre Sultan, Serge Lutens</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre sport</strong> : Danser</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre talent caché</strong> : Convaincre</div>
<div class="yiv6164516463elementToProof"><strong>Votre voyage inoubliable</strong> : Je sens que c&rsquo;est celui que je m&rsquo;apprête à faire dans quelques jours, un voyage sur les pas de Rûmi, d&rsquo;Istanbul à Konya.</div>
</div>
</div>
<p>L’article <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/esma-ben-said-acropolia-pour-une-revolutionde-lapprentissage/">Esma Ben Said:Acropolia,pour une «révolution» de l&rsquo;apprentissage</a> est apparu en premier sur <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com">Méditerranéennes Magazine</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Zeynep Usal-Kanzler : » En Turquie, la répartition du pouvoir entre hommes et femmes reste très inégale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 14:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LEUR DERNIER MOT]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranéennes Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Zeynep Usal-Kanzler]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des avancées importantes de la situation des femmes  en Turquie qui laissaient beaucoup d&#8217;espérance, il y eut un net ralentissement pour ne pas dire un vrai blocage après  le  20 mars 2021 lorsque le parti du président  Recep Tayyip Erdogan, revenu au pouvoir,  a annoncé par décret président le retrait du pays de la Convention [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des avancées importantes de la situation des femmes  en Turquie qui laissaient beaucoup d&rsquo;espérance, il y eut un net ralentissement pour ne pas dire un vrai blocage après  le  20 mars 2021 lorsque le parti du président <em><strong> Recep Tayyip Erdogan,</strong></em> revenu au pouvoir,  a annoncé par décret président le retrait du pays de la<strong> Convention d’Istanbul.</strong></p>
<p>Cette  Convention  est un traité international novateur &#8211; que la Turquie avait porté et signé en 2011 &#8211; spécialement conçu pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes et des filles,l’une des formes les plus graves de violation des droits de l’homme fondée sur le sexe  Comme elle  exige des États parties « qu’ils respectent, protègent et mettent en œuvre les droits fondamentaux des femmes et des filles, y compris des réfugiées et des migrantes&#8230; »</p>
<p><strong>Zeynep Usal-Kanzler</strong>, sépcialiste de droit de l’université Koc, avocate spécialiste du respect des droits humains, de la démocratie et de l’Etat de droit, resecptée et reconnue évoque dans les extraits suivants la persistance de l&rsquo;inégalité des droits  à tous les niveaux entre les femmes ste les hommes de son pays.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-7863 aligncenter" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2024/07/1108d1b68c04f6bb0c897a741ba139-resp506-e1721225752322.jpg" alt="" width="432" height="917" /></p>
<p>« <em>La répartition du pouvoir, des responsabilités et de l’accès aux ressources économiques, sociales et culturelles entre les femmes et les hommes reste très inégale en raison de la persistance des rôles traditionnels qui prévalent entre les hommes et les femmes. La mise en œuvre de la parité et de quotas d’hommes et de femmes, ainsi que celle de politiques favorisant l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée dans les services publics et privés pourraient contribuer à cette égalité, notamment dans le domaine de la politique..;</em></p>
<p><em>« Au niveau politique, cela nécessite également de faciliter la participation des femmes aux élections au niveau européen, national, régional et local, ainsi que de renforcer les capacités des candidates, des élues et des électrices &#8211; y compris les femmes issues de groupes marginalisés et les jeunes femmes &#8211; et à lutter contre le sexisme et le harcèlement dans les partis politiques et des institutions.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>« La participation des femmes à la vie politique turque est chroniquement faible. Cela est lié à de nombreux facteurs, qu’ils soient politiques , sociaux,  économiques ou culturels, notamment les stéréotypes sur le rôle des femmes et des hommes, qui, dans certains contextes, entravent la participation politique active des femmes en raison du patriarcat et de la soumission des structures familiales. </em></p>
<p><em>« L’accès aux médias et au financement est également crucial pour les femmes qui sont actives en politique. Cependant, les femmes sont moins représentées dans les médias que les hommes et elles ont peu de place dans les journaux télévisés et les émissions d’information politique. Elles y sont souvent mentionnées pour leur tenue vestimentaire ou leur vie privée plutôt que pour leur activité et leurs réalisations politiques, et sous les angles traditionnels de l’éducation et des affaires sociales&#8230; »</em></p>
<p>(<strong><em>Propos exxtraits d&rsquo;un entretien paru dans les colonnes du magazine digital  lesclesdumoyenorient.com</em></strong> )</p>
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		<title>Assile Toufaily:le foot entre passion et raison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 14:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[PAROLES, PAROLES …]]></category>
		<category><![CDATA[Assile Toufaily]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranéennes Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a l&#8217;enthousiasme et l&#8217;énergie de la jeunesse triomphante. Une activité débordante et des projets plein la tête. Ainsi que  le courage et la volonté qui vont avec.En vérité, la Libanaise de 26 ans, Assile Toufaily, c&#8217;est la tête et les jambes. Ancienne jouuse de talent, international dans son pays, elle a, hélas, vu, très tôt, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle a l&rsquo;enthousiasme et l&rsquo;énergie de la jeunesse triomphante. Une activité débordante et des projets plein la tête. Ainsi que  le courage et la volonté qui vont avec.En vérité, la Libanaise de 26 ans, <strong>Assile Toufaily,</strong> c&rsquo;est la tête et les jambes. Ancienne jouuse de talent, international dans son pays, elle a, hélas, vu, très tôt, sa carrière interrompue  brutalement par une rupture d&rsquo;un ligament croisé.</p>
<p>Une période douloureuse  qui  priva l&rsquo;inventive et prometteuse  attaquante  de pratiquer sa passion au très haut niveau. Ayant pris lucidement acte que les portes de l&rsquo;accomplissement sur le terrain s&rsquo;étaient  refermées devant elle, Assile ne tarda pas à suivre une autre route en prenant soin de rester  tout de même dans l&rsquo;univers du sport et du football en particulier</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne !  Brillante étudiante, elle s&rsquo;attelle aujourd&rsquo;hui à réussir son doctorat en sociologie du  sport  à l&rsquo;<em><strong>Université 1 de Lyon.</strong></em> Dans l&rsquo;entretien qui suit, la native du pays du cèdre n&rsquo;élude aucun sujet. Tout y passe : son passé de joueuse, son analyse  de l&rsquo;évolution du football féminin , balbutiant dans  son pays, en pleine ascension en France, en Europe et en Amérique. Assile évoque aussi les joueurs et joueuses qui l&rsquo;on fait rêver et ceux et celles qu&rsquo;elle admire. Paroles d&rsquo;une jeune femme pour qui le football est un savant mélange de raison et de passion<strong>. F.C</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4126 size-full" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/assile-toufaily-fpptballeuse-mediterraneennes.com_-e1667832492707.jpg" alt="" width="750" height="548" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bonjour  Assile ! Fait peu courant dans les sociétés du sud de la Méditerranée, votre envie de jouer au football n’a pas été contrariée par vos parents (le père notamment) vous dites même que vous avez été encouragée …Chanceuse ?</strong></p>
<p>Oui, franchement je pense que j’étais bien chanceuse ! mes parents étaient, et le sont toujours, mes plus grands supporters. Ils ont toujours cru en moi. Je me souviens bien de mes premiers pas dans le monde du football institutionnalisé. J’avais 12-13 ans et j’ai étais convoquée pour la première fois en équipe nationale (catégorie u17) pour participer à un festival amical organisé en Jordanie par la Fédération de football Norvégienne. On avait deux entretiens hebdomadaires à Beyrouth et moi je vivais dans le sud du pays. Mes parents m’accompagnaient aux entraînements et ne rataient aucun. J’aimerai également bien préciser qu’ils ne s’intéressaient pas aux commentaires négatifs des proches de la famille visant mon orientation sportive. Ils croyaient en moi et savaient que c’était ma passion.</p>
<p><strong>Vous aviez raison d’insister puisque vous avez pu atteindre le haut niveau au point de porter le maillot national… sacré parcours ! </strong></p>
<p>Oui, j’ai toujours fait en sorte de ne rien lâcher ! Même si j’avoue que faire partie des élites au Liban n’est pas tant compliqué que ça. On n’était pas nombreuses et du coup, il suffisait d’avoir le talent et le faire valoir. J’ai été sélectionnée pour participer à plusieurs compétitions mais ma préférée restera la première convocation. C’était en 2013, j’avais 17 ans et j’étais convoquée en équipe A. J’ai débuté contre le Koweït. C’était la plus belle des sensations quand l’anthem à commencer à jouer.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<figure id="attachment_3311" aria-describedby="caption-attachment-3311" style="width: 819px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3311 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/07/285595070_5475848819092918_1138088169842740428_n-1-819x1024.jpg" alt="" width="819" height="1024" /><figcaption id="caption-attachment-3311" class="wp-caption-text">Assile Toufaily</figcaption></figure>
<h4> La cassure : ligament croisé, Covid et compagnie&#8230;</h4>
<p>Durant les dernières années de ma carrière, je n’étais pas souvent sélectionnée. Je n’avais plus le foot comme ma priorité. J’étais focalisée sur mes études et mon parcours professionnel. En plus, ayant remarqué les inégalités que subissent les footballeuses chez nous, je ne réussissais à me taire. Je me plaindrai toujours et j’attaquais la fédération bien souvent. J’étais bien consciente des conséquences possibles de mes actions mais là, je ne les regrette pas.</p>
<p><strong>Jusqu’à cette rupture d’un ligament croisé qui vous a contraint à ranger vos crampons. Ce fut, on l’imagine, dur à vivre. Après tout, vous n’aviez que 23 ans et un avenir prometteur…</strong></p>
<p>La rupture des ligaments croisés est sans doute le cauchemar de tout footballeur et de toute footballeuse. Tout mon entourage savait à quel point je haïssais cette blessure. C’était ma phobie.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Après avoir débuté ma 1<sup>ère</sup> saison avec l’équipe féminine du « SAFA FC », le club libanais historique, de la plus belle des manières, et lors d’un match contre BFA sur l’un des pires terrains synthétiques du pays, je me blesse.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Deux mois plus tard, en janvier 2020, je me suis faite opérée par <strong>Dr. Alfred Khoury,</strong> le meilleur spécialiste de la chirurgie du sport du pays. Je suis restée réveillée durant l’opération.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Ma période de réadaptation a coïncidé avec la pandémie de Covid ce qui a rendu mon retour sur les terrains beaucoup plus dur, compliqué et lent.</p>
<p>Treize mois plus tard, je joue le premier match « post ACL ». Mais, après des complications, j’ai décidé de mettre fin à ma carrière et à me concentrer sur la prochaine étape : le doctorat et le déménagement en France.</p>
<h4>« Je n&rsquo;ai pas regretté pas ma décision d&rsquo;arrêter… »</h4>
<p><strong>Cela a dû être une grosse frustration de quitter la compétition alors qu’il vous restait tant à faire ?</strong></p>
<p>Honnêtement, avec le recul, je ne regrette pas ma décision. A l’époque, et juste après la prise de décision, j’avais des « mixed feelings » : d’un côté, je savais que c’était le bon moment, mais de l’autre je ne voulais pas y croire. Un jour, je me suis réveillée avec cette envie de mettre fin à ma carrière. Je trouvais que nos sacrifices en tant que footballeuses libanaises n’étaient pas appréciés. J’ai décidé de profiter des derniers mois avant mon déménagement en France pour passer des moments avec la famille. Le contexte a facilité ma prise de décision.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4136 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n-1024x683.jpg 1024w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n-300x200.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n-768x512.jpg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n-600x400.jpg 600w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/133769874_3871704776174005_3632372400150678713_n.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><strong>En 2022, quel état des lieux pouvez-vous dresser de la pratique du football voire du sport en général au Liban ?</strong></p>
<p>Nous vivons une des périodes les plus compliquées de l’histoire du pays. La crise économique s’est ajoutée à la pandémie et a perturbé le fonctionnement du système sportif.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Malgré des résultats particuliers très intéressants comme la qualification de l’équipe nationale masculine de basket à la prochaine coupe du monde, et le succès de l’équipe nationale féminine jeune de football (u18) au niveau régional, nous ne pouvons pas considérer le monde sportif comme une  réussite au Liban. La corruption persiste toujours, les infrastructures ne permettent pas aux clubs et aux sportifs et sportives de faire valoir leurs talents, et le manque de professionnalisme les empêche de penser à se construire une réelle carrière sportive de haut niveau.</p>
<p><strong>Quelles sont aujourd’hui les joueuses libanaises les plus prometteuses en mesure &#8211; par exemple &#8211; de gagner leur place dans les meilleures ligues européennes voire canadienne ou américaine ?</strong></p>
<p>Je pense à Lili Iskandar, Lama Abdin, Cynthia Salha, Christy Maalouf, Cécile Iskandar, et nombre d&rsquo;autres joueuses talentueuses. Mais, pour être honnête, je ne pense pas que le plus haut niveau, et surtout européen, leur est accessible. Le talent est partout au Liban. Si tu te balades dans les rues populaires, tu penseras que tu es à Rio de Janeiro. Y a que du talent. Malheureusement, le talent ne suffit pas. Le travail &#8211;  surtout sur les qualités physiques &#8211;  est indispensable. Atteindre le plus haut niveau nécessite un investissement prolongé et intensif, et cela manque au système footballistique libanais. Nous ne pouvons qu’admirer le développement ces dernières années, et les efforts effectués par tous : les instances dirigeantes, les clubs, les joueuses, etc. mais il reste du chemin à parcourir<strong>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>« Le Liban me manque, mais je dois tracer ma route »</h4>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4133 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-1024x683.jpg 1024w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-300x200.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-768x512.jpg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-1536x1024.jpg 1536w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1-600x400.jpg 600w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/49204357_2252497021428130_4844442038638215168_n-1.jpg 1728w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><strong>Cela fait un an  que vous vivez en France. Nostalgique ? Qu’est-ce qu&rsquo;il vous manque le plus de votre pays natal ?</strong></p>
<p>J’ai déménagé ici seule, sans ma famille. Eux, ils sont toujours là-bas : mes parents, ma sœur et mon frère. Des fois ça devient très dur. Je me sens, d’un coup, affaiblie, surtout lors des occasions spéciales tel que les anniversaires, les jours de fête, etc. mais je suis bien consciente qu’ici en France, je me crée un meilleur avenir.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le pays me manque des fois aussi. Le Liban est un pays très particulier. Son peuple est très accueillant, et sa cuisine est une des meilleures. J’aimais mon mode de vie là-bas, j’aimais Beyrouth et ses rues, j’aimais sortir avec mes amies après les entraînements et les matches, j’aimais faire la connaissance des gens que je rencontrais dans  la rue et être victime de la question libanaise la plus récurrente : « ente men wen ? » qui se traduit à : « tu es d’où ? ».</p>
<p><strong> Je suppose que vous suivez de très près son actualité, comment voyez-vous l’avenir proche et à moyen terme ? Et que vous a inspiré ce « fait divers » qui a fait le buzz récemment sur la toile et bouleversé Beyrouth et  ressemble plutôt à un « fait social et politique » : celui de cette jeune femme qui s’est trouvée contrainte de braquer avec un pistolet factice la banque ou son argent était déposé mais qu’elle ne pouvait plus récupérer alors qu&rsquo;un de ses proches en avait besoin pour une grosse opération médicale. Les femmes libanaises sont à l’évidence à la pointe de toutes les formes de courage…</strong></p>
<p>J’essaye de suivre l’actualité du pays mais tout en gardant un certain recul pour ma propre santé mentale. Les évènements récents m’empêchent de croire en un véritable changement de situation dans le pays. Je ne pensais jamais à quitter le Liban avant l’explosion du Port de Beyrouth en 2020, et là maintenant, je n’envisage pas du tout y retourner.</p>
<p>En ce qui concerne Sali Hafez et le braquage de la banque, je ne peux qu’admirer son courage. Je n’ai pas suivi la totalité de l’affaire mais j’ai bien compris que ses motivations étaient familiales : elle a voulu aider sa sœur à voyager en Turquie pour son traitement de cancer.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Revenons au football, votre passion. À l’évidence, en ce qui concerne le football masculin, vous êtes une inconditionnelle de Karim Benzema. Qu’est-ce qui explique cette passion pour l’attaquant du Real Madrid ?</strong></p>
<p>Karim a été formé et a effectué ses premiers pas en pro à l’Olympique Lyonnais, et là, depuis plusieurs années, il écrit l’histoire avec le plus grand club du monde : le Real de Madrid. Mes deux clubs de cœur. Ça commence plutôt bien. Mais, c’est principalement son intelligence et son talent qui m’ont captivé.</p>
<p>Je suis une personne qui adore le style de jeu simple, loin de toute complexité. Karim représente bien cela. Il est un génie du football, il fait ce qu’il doit faire, sans exagération. Il peut jouer en 9, sa position initiale, mais il peut également jouer sur les côtés pour ouvrir les espaces pour d’autres joueurs (on se souvient bien de son rôle lorsque <strong>Cristiano Ronaldo</strong> était au Real). Son entraîneur pourra également compter sur lui pour s’approcher du milieu et faire « monter la balle ». A mon avis, c’est un joueur complet et ses stats ces dernières années le montrent.</p>
<figure id="attachment_4131" aria-describedby="caption-attachment-4131" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4131 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n-1024x682.jpg" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n-1024x682.jpg 1024w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n-300x200.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n-768x511.jpg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n-600x400.jpg 600w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/312081204_5856144931063303_109934516066398034_n.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-4131" class="wp-caption-text">Elle est une fan irréductible de Zidane, le Real Madrid et surtout de Karim Benzema. Une sacrée fantastique trinité</figcaption></figure>
<h4></h4>
<p><strong>Benzema, son idole, « est un génie du football »</strong></p>
<p><strong>Comment avez-vous vécu son retour  chez les Bleus après cinq ans de bannissement ? </strong></p>
<p>C’était bien mérité ! après avoir été mis à l’écart pour plusieurs années &#8211; pour des raisons pas tout à fait légitime &#8211;  il a fait son retour de la plus belles des manières. Cette Coupe du Monde sera particulière pour lui : il jouera en tant que Ballon d’Or et essayera d’aider la sélection à « garder la coupe à la maison ».<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Vous vouez aussi une grande admiration pour Zidane même si vous étiez juste une enfant quand il a mis fin à sa carrière. Encore un attaquant et un créateur.</strong></p>
<p>Oui ! comme je vous ai dit, j’ai un œil pour les joueurs meneurs de jeu et créateurs. Cette admiration pour Zidane était influencée par le fait que j’ai de la famille qui vit en France.</p>
<p>En 2006, mes cousins libano-français visitaient le Liban. On a regardé la coupe du monde ensemble. Folle de l’équipe nationale Brésilienne de l’époque, et notamment de <strong>Ronaldo Fénoméno,</strong> j’ai constaté à quel point le peuple français adorait Zizou, surtout grâce à ses deux buts de la tête en 1998.</p>
<p>Le quart de finale entre la France et le Brésil m’avait choqué. Zidane a dominé le match seul. On entend beaucoup de gens dire qu’il a été le vrai brésilien sur le terrain ce jour-là, mais ils n’ont pas tort. Sa performance était d’une autre planète. Depuis ce jour-là, j’ai appris à l’aimer encore plus qu’avant (il jouait avec le Real, donc je l’aimais déjà !)</p>
<p>A ne pas négliger son rôle comme entraîneur aussi. Je n’ai jamais vu un coach avec un tel pouvoir au sein du vestiaire, mais c’est logique : imaginez que votre idole devienne votre coach !<span class="Apple-converted-space">  </span>J’attends avec impatience le jour où il sera nommé entraîneur des Bleus !</p>
<p><strong>Et chez les femmes quelles sont les joueuses actuelles qui vous impressionnent le plus et pourquoi ?</strong></p>
<p>Ces dernières années, avec la diffusion de plus de championnats sur les chaines TV mais également sur YouTube, etc. j’ai pu suivre de plus près le football féminin, car j’avoue qu’avant, je ne pouvais que regarder les grandes compétitions internationales – Coupe du monde, Coupe d’Europe, etc. – je n’avais pas accès aux championnats européens au Liban. Heureusement, maintenant j’arrive à suivre la <em><strong>D1 Arkema</strong></em> en France, la <em><strong>Primera Division</strong> </em>en Espagne, la <em><strong>Women’s Super League e</strong></em>n Angleterre, et la <em><strong>Women’s Champions League.</strong></em></p>
<h4><strong> Son cinq majeur dans la galaxie féminine</strong></h4>
<p>Plusieurs joueuses m’inspirent, mais pour pouvoir vous répondre, je choisirai une équipe à 5 composée de :</p>
<ol>
<li><strong>Wendie Renard.</strong> Son parcours mérite d’être mis en valeur. La légende de l’OL !</li>
<li><strong>Selma Bacha</strong>. Ma future Ballon d’Or. <span class="Apple-converted-space"> </span></li>
<li><strong>Keira Walsh.</strong> Tactiquement, elle est exceptionnelle.</li>
<li><strong>Alexia Putellas</strong>. Comment ne pas admirer son talent ?</li>
<li><strong>Ada Hegerberg.</strong>  Elle m&rsquo;inspire sur mais surtout en dehors du terrain !</li>
</ol>
<p><strong> Laquelle mériterait selon vous le titre de meilleure joueuse de tous les temps ?</strong></p>
<p>La brésilienne <strong>Marta Vieira da Silva</strong>. Pas besoin de justifier. Un talent hors norme. En termes de technique et de maitrise du ballon, elle est la meilleure de l’histoire. S’il existait un Ballon d’Or féminin avant 2018 (je ne comprends toujours pas pourquoi <em><strong>France Football</strong> </em>a tardé à mettre cette récompense en place), elle l’aurait remporté plusieurs fois.</p>
<figure id="attachment_4137" aria-describedby="caption-attachment-4137" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4137 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits-1024x576.jpeg" alt="" width="1024" height="576" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits-1024x576.jpeg 1024w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits-300x169.jpeg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits-768x432.jpeg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits-1536x864.jpeg 1536w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/salma-bacha-olympique_lyonnais_mediterraneennes.comportraits.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-4137" class="wp-caption-text">Salma Bacha, dans le top 5 choisi par Assile Toufaily. Elle voit en elle une prochaine Ballon d&rsquo;or</figcaption></figure>
<p><strong> Que vous inspirent les derniers acquis des footballeuses dans la pratique de leur métier : avancées dans le domaine de la maternité et de la sécurité sociale (en Europe), de l’égalité des primes avec les hommes (Etats-Unis) et d&rsquo;une meilleure visibilité dans les médias</strong>…</p>
<p>Il était temps ! le football féminin continue d’évoluer partout dans le monde. Bien sûr, des pays, tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, sont plus avancés que d’autres mais le plan de féminisation de la FIFA contribue au développement de la pratique sur le globe.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Côté visibilité médiatique, le football féminin mérite plus d’attention. Des projets de féminisation du football doivent être mis en place par les différentes chaînes sportives. L’exemple de la diffusion du championnat Anglais « Women&rsquo;s Super League » mérite toute attention : les matches sont diffusés gratuitement afin d’augmenter le nombre de spectateurs.</p>
<p><strong>Si en Europe et en Amérique &#8211; et pour quelques pays asiatiques dont le Japon, la Chine et la Corée du Sud &#8211; le football féminin est clairement installé dans le paysage sportif et gagne du terrain sur le plan économique, dans le reste du monde les progrès sont infimes et les conditions de la pratique très précaires. Le fossé est entrain de creuser.</strong></p>
<p>Oui, bien évidemment. Je ne peux ici que penser à l’importance de la religion et de la société dans le creusement de ce fossé. Prenons les sociétés des pays musulmans par exemple, le football reste peu accessible pour la majorité des filles : le sport est considéré très masculin, viril, inapproprié, etc. La fille doit avant tout penser à son avenir d’épouse et de maman. Au Liban, les filles voient, ces dernières années, augmenter leur possibilité de pratiquer le football. Mais dans les régions plus conservatrices et « très religieuses », les parents, et surtout le père, empêchent encore leur fille de jouer.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h4>« Je m&rsquo;intéresse à la socialisation des footballeuses »</h4>
<p><strong>Les footballeuses de cette zone, seront-elles, à l’image de ce que connaissant leurs homologues masculins, condamnées à s’exiler pour vivre leur rêve ? </strong></p>
<p>Bien évidemment. Le rêve de toute footballeuse est sans doute de jouer en Europe ou aux Etats-Unis, où les carrières professionnelles ou même semi-professionnelles sont possibles. La footballeuse pourra ainsi rêver de « faire du foot son métier », se consacrer à sa profession tout en garantissant ses droits fondamentaux.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Côté Libanais, et depuis la crise économique, une partie importante des footballeuses ont quitté le pays et se sont installées dans d’autres contrées où le football féminin est plus développé. Leur choix dépend majoritairement des deux projets sportif et académique. Je pense à <em><strong>Haneen Tamim, Farah el-Tayar, Mira Hoteit,</strong></em> et <em><strong>Racha Yaghi,</strong> </em>entre autres.</p>
<p><strong>Vous êtes à l’université Lyon 1 pour suivre un doctorat dans le domaine de la sociologie du sport. Pouvez-vous nous résumer l’objet de votre recherche ?</strong></p>
<p>J’effectue actuellement une thèse de doctorat sur les jeunes footballeuses au Liban et en France au sein du <em><strong>Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport</strong></em> « LViS » de l’Université de Lyon 1.</p>
<p>Je m’intéresse à leur socialisation sportive et à la construction de leur carrière de footballeuse de haut niveau. Je suis en deuxième année : celle-ci est consacrée à l’étude des deux espaces français et libanais.</p>
<p><strong>Pourquoi Lyon ?  Parce que c’est la ville qui abrite la plus grande équipe professionnelle féminine d’Europe, sinon du monde ? </strong></p>
<p>C’est ça ! très facile et logique ! Lyon est à mon avis la ville « ambassadrice » du football féminin international. Le Président  <strong>Jean-Michel Aulas</strong> a été le premier à croire à cette féminisation du football, et son pari a été gagnant ! Les 8 Women’s Champions League viennent récompenser le travail du club.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<figure id="attachment_4138" aria-describedby="caption-attachment-4138" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4138 size-large" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-1024x768.jpg 1024w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-300x225.jpg 300w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-768x576.jpg 768w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-1536x1152.jpg 1536w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2022/11/IUFM_Croix_Rousse-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-4138" class="wp-caption-text">Université Lyon 1 : c&rsquo;est dans ce lieu de l&rsquo;enseignement supérieur l&rsquo;ancienne championne prépare la suite de son histoire professionnelle</figcaption></figure>
<p><strong>Je suppose que c’est un grand bonheur de pouvoir suivre de très près la vie d’une équipe féminine d’un tel niveau… Vous avez, nous croyons savoir, l’envie d’y effectuer une immersion afin de comprendre le fonctionnement d’une telle machine…</strong></p>
<p>J’ai commencé l’immersion mais avec l’équipe réserve composée des joueuses âgées de 16 à 19 et qui envisagent d&rsquo;intégrer l&rsquo; équipe pro.</p>
<p>Je me considère très honorée d’avoir cette opportunité surtout que le milieu footballistique est considéré comme fermé et peu accessible. J’espère que mon travail permettra de mieux comprendre comment une carrière de footballeuse de haut niveau se construit, et d’appréhender l’impact des différents agents sociaux sur cette carrière.</p>
<p>Je tiens ici à remercier l’Olympique Lyonnais et surtout<strong> Laurie Dacquigny</strong>, la directrice du centre de formation féminin du club, pour leur confiance.</p>
<p><strong>Une fois votre doctorat obtenu, vers quelle activité professionnelle vous vous orienterez et quel projet vous rendrait vraiment heureuse ? </strong></p>
<p>Pour le long terme, et après l’obtention de mon doctorat, j’aimerais consacrer mon projet professionnel au développement de la pratique. J’espère pouvoir intégrer une institution sportive (organisation, fédération, club, etc.) afin de contribuer à l’amélioration des conditions de pratique des filles et femmes, tant en France, qu’au Liban et partout dans le monde. Pour le court terme, je travaille sur deux projets professionnels que j’espère verront le jour prochainement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>@ Propos recueillis par Fayçal CHEHAT</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Liens utiles </strong></p>
<p>À noter que Assile Toufaily a commencé la réalisation d&rsquo;un podcast consacré au football féminin :</p>
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<p><strong>LES PRÉFÉRENCES D’ASSILE</strong></p>
<p><strong>Votre livre:</strong> “For one more day” de Mitch Albom</p>
<p><strong>Votre film</strong>: “The Blind Side” avec Sandra Bullock!<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Votre série</strong> : j’hésite trop là mais je dirai « The Blacklist »</p>
<p><strong>Votre chanson</strong> : « Hotel California » du groupe Eagles !</p>
<p>V<strong>otre ville</strong> : Beyrouth. Elle restera à jamais mon point faible.</p>
<p><strong>Votre peintre</strong> : pas de préférences.</p>
<p><strong>Votre acteur</strong> : Morgan Freeman</p>
<p><strong>Votre actrice</strong> : Jennifer Aniston<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Votre parfum :</strong> Burberry Sport</p>
<p><strong>Votre sport</strong> : Foot et Tennis !</p>
<p><strong>Votre talent caché </strong>: je dors beaucoup !</p>
<p><strong>Votre voyage inoubliable</strong> : Norvège en 2010</p>
<p>L’article <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/assile-toufaily-le-foot-entre-passion-et-raison/">Assile Toufaily:le foot entre passion et raison</a> est apparu en premier sur <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com">Méditerranéennes Magazine</a>.</p>
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