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	<title>Archives des Architecte - Méditerranéennes Magazine</title>
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	<description>La femme est l’avenir de la Méditerranée</description>
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	<title>Archives des Architecte - Méditerranéennes Magazine</title>
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		<title>Meriem Chabani:l&#8217;architecte qui«met la marge au centre»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 14:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[GRAND ANGLE]]></category>
		<category><![CDATA[PAROLES, PAROLES …]]></category>
		<category><![CDATA[agence New South]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Architecte]]></category>
		<category><![CDATA[Le Corbusier]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranéennes Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Meriem Chabani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récemment nommée Design critic en architecture à l’université de Boston, Meriem Chabani est une architecte-urbaniste  algérienne qui commence à se faire un nom dans l’univers architectural. Pour Dzairworld, la co-fondatrice de l’agence New South nous explique l’approche originale et internationaliste qu’elle a de son métier. Nous rappelons à nos lecteurs  que c&#8217;est dans  le cadre de notre partenariat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/meriem-chabanilarchitecte-quimet-la-marge-au-centre/">Meriem Chabani:l&rsquo;architecte qui«met la marge au centre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://xn--mditerranennes-bkbi.com">Méditerranéennes Magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment nommée <strong>Design critic e</strong>n architecture à l’université de Boston, <strong>Meriem Chabani</strong> est une architecte-urbaniste  algérienne qui commence à se faire un nom dans l’univers architectural. Pour<strong> Dzairworld</strong>, la co-fondatrice de l’agence <strong>New South n</strong>ous explique l’approche originale et internationaliste qu’elle a de son métier.</p>
<p><strong>Nous rappelons à nos lecteurs </strong> que c&rsquo;est dans  le cadre de notre partenariat entamé en mars 2023, que nous partageons dans les colonnes de <strong>Méditerranéennes Magazine</strong>  cet entretien réalisé par <strong>Nasser Mabrouk</strong> pour son son magazine digital  <strong>dzairworld.com</strong> consacré à l’actualité de l’Algérie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu’est ce qui vous a poussé à vous tourner vers l’Architecture et le Design ?</strong></p>
<p><strong>Meriem Chabani </strong>: Mes parents sont venus en France en 1992, puis sont repartis en Algérie en 2012. On a toujours grandi avec l’idée de faire des études en France, de prendre la science et de revenir en Algérie pour construire au sens très large, d’être productif au service du collectif.</p>
<p><strong>Cette forme de déracinement vous a-t-elle amenée à vouloir construire des choses solides ?</strong></p>
<p>Certainement. Cela dit, c’était un peu particulier car jusqu’à mes 18 ans, on passait chaque année toutes les vacances scolaires au pays. J’ai l’impression d’avoir grandi avec un attachement très fort à ma famille là bas, et à la maison dans laquelle on a grandi en banlieue parisienne. Moins qu’un déracinement, c’est plus le fait d’être écartelée entre deux rives. On cherche à stabiliser quelque chose entre les deux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10109" aria-describedby="caption-attachment-10109" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-10109" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/Portrait-MC_0.jpg" alt="" width="650" height="397" srcset="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/Portrait-MC_0.jpg 650w, https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/11/Portrait-MC_0-300x183.jpg 300w" sizes="(max-width: 650px) 100vw, 650px" /><figcaption id="caption-attachment-10109" class="wp-caption-text"><em><strong>Meriem Chabani ( crédit photo Meriem Chabani)</strong></em></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En 2015 vous créez, avec John Edom, New South. Pouvez vous nous en dire davantage sur cette structure ?</strong></p>
<p>Cela a commencé, en 2015, par une association issue d’un collectif. C’est ensuite devenu une agence – en 2020 – avec une équipe resserrée. Aujourd’hui, je suis associée avec <em>John Edom</em> qui a été anthropologue avant d’être architecte. On travaille à partir du processus de co-conception. C’est une façon, selon John, d’écouter les silences et de faire émerger des récits qui sont invisibles.</p>
<h3 style="text-align: center;"> « Notre volonté de travailler sur la question du Sud « </h3>
<p><strong>Que symbolise le nom de votre agence ?</strong></p>
<p>C’est initialement la volonté de travailler sur la question du Sud. L’idée était d’aborder cela comme une condition issue d’une dynamique de pouvoir et non comme une géographie. Le Sud est par essence une fabrication. Cela nous renvoie à une dynamique entre une position dominante, le Nord – l’exploitation des ressources -, et le Sud qui est le site de l’extraction des ressources humaines, physiques et planétaires. Aujourd’hui, on est dans un monde qui fait face à une crise climatique qui est aussi le résultat de cette dynamique de domination qui s’exerce sur les territoires. L’architecture joue un rôle qui peut être coupable et complice. On se met au service d’un pouvoir qui est en place, d’un client, d’un capital. C’est alors important de comprendre notre rôle dans le renforcement de ces dynamiques. Si on en a conscience, on peut naviguer pour essayer de s’y opposer ou pour faire les choses autrement.</p>
<p><iframe title="Meriem Chabani, architecte et engagée" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/k8A5ZjaymZE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Comment définiriez vous la philosophie de Newsouth ?</strong></p>
<p>On emprunte les mots de l’Afro-féministe <strong>Bell Hooks</strong> pour définir notre positionnement. On cherche à mettre « la marge au centre » en repositionnant le Sud comme une centralité, comme le lieu de fabrication de la valeur, comme un horizon et une perspective d’avenir. C’est un mode de survie face à des dynamiques de pouvoir extrêmement défavorables.On peut être dans un rôle d’exécutant face à des maitres d’ouvrage qui vont avoir beaucoup de pouvoir. On a beaucoup de responsabilités mais des marges de manoeuvre de plus en plus réduites.Ce qui nous sauve aujourd’hui, c’est la règlementation, ce sont les plans locaux d’urbanisme, les chartes de qualité de certaines villes qui imposent un certain nombre de matériaux nobles en façade, des dimensions minimales pour les logements, où l’accès à des espaces communs. Si ces choses ne sont pas codifiées, c’est très difficile de négocier avec des maitrises d’ouvrage privées ou publiques.</p>
<h3 style="text-align: center;">« Chaque projet qu’on a obtenu, on est vraiment allés le chercher avec les dents. »</h3>
<p><strong>Qui sont ces marges dont vous parlez ?</strong></p>
<p>Ce sont des récits et des identités marginalisés telles que les enfants ou les adultes suivant leur genre, leur âge, leur capacité, leur appartenance raciale, religieuse, ethnique… Cet ensemble n’est jamais considéré comme la norme. Si on regarde ainsi le<em> Modulor</em> de<strong> Le Corbusier</strong>, c’est un homme standard qui fait 1m80 quand j’en fais 1m55. Il va utiliser ce Modulor pour tout dessiner : les hauteurs de la cuisine, du mobilier, des sièges… Cela crée des lieux qui représentent cette norme tout en excluant les autres corps. Mettre la marge au centre, c’est tuer ce Modulor.</p>
<p><iframe title="A+ Session with Meriem Chabani" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/eTCD5h4CpO8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>La marge est d’ailleurs plus nombreuse que le centre… </strong></p>
<p>Je ne sais plus qui disait qu’il fallait arrêter de parler « tiers monde » mais de dire : « monde majoritaire ». Cette idée recouvre une réalité qui fait que ces marges sont majoritaires. On habite dans un monde étriqué par une norme très restrictive qui ne tient pas compte de la majorité des habitants de la planète.</p>
<p><strong>C’est ce qui vous distingue de vos confrères parisiens ?</strong></p>
<p>La façon dont on exerce ce métier n’est pas limitée à la question de l’architecture en tant qu’objet – forme – mais plutôt comme une discipline qui permet de synthétiser des conditions qui sont sociale, économique, politique, anthropologique et spatiale. C’est cette interdisciplinarité qui nous définit et la façon dont on cherche à se situer en permanence en faisant valoir – quelle que soit la situation – des postures minoritaires. Par exemple, nous avons travaillé sur un centre culturel en <strong>Birmanie</strong> pour une maitrise d’ouvrage privée. Nous avons questionné la forme pour se servir de l’argent privé et faire de l’espace public. Il y a eu une négociation avec le client pour concevoir un escalier qui faisait le tour du bâtiment en desservant tous les espaces culturels. Notre position pirate a permis de gratter des éléments qui allaient être au bénéfice du client mais également d’une population plus large tout en rapportant plus d’argent. Nous sommes allés au delà de notre mission pour lui donner d’autres usages et pour que le client se rende compte que cela n’était pas une si mauvaise idée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-15562 td-animation-stack-type0-2" src="https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-1024x683.webp" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" srcset="https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-1024x683.webp 1024w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-300x200.webp 300w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-768x512.webp 768w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-630x420.webp 630w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-640x427.webp 640w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85-681x454.webp 681w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/tdg-new-south-3-1035x-q85.webp 1035w" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption>©crédit photo/ cabinet d&rsquo;architecture  &#8211; New South</figcaption></figure>
<p><strong>Il y a une forme de militantisme qui vous anime, non?</strong></p>
<p>Tout forme d’action nous oblige à faire des compromis. On est une entreprise. C’est davantage la question de la ligne rouge à ne pas franchir. Si on fait du logement, on veut que cela soit de bonne qualité. Comme il y a moins d’argent, on réduit la qualité. La question, c’est à quel moment doit-on dire : « stop ». On essaie d’être vigilants à s’engager sur des projets qui nous permettent de maintenir ce fil éthique. Face à des réalités complexes, on passe d’une jambe à l’autre comme en boxe.</p>
<h3 style="text-align: center;">« Faire évoluer les choses de manière intelligente et d’éviter la <em><strong>tabula rasa.</strong></em>« </h3>
<p><strong>Sur quels types de projets vous positionnez vous ?</strong></p>
<p>On aune position un peu atypique. Une agence d’architecture, c’est un projet. Si cela marche, on nous donne un autre projet similaire. On se spécialise finalement avec un certain type de programme.</p>
<p><strong>C’est le microcosme français que Vous décrivez là ?</strong></p>
<p>Oui, on est dans des boites. Si on est un architecte qui fait du logement, on fait du logement. C’est très difficile d’obtenir un projet de médiathèque ou de salle des fêtes. Pourquoi? Parce que la commande répond à un appel d’offres. Pour être sélectionné, il faut prouver qu’on a fait trois projets similaires. On a été confrontés à cette mentalité. Finalement, on a réussi à obtenir des commandes assez différentes dans les domaines culturel, de réhabilitation ou de transformation de bureaux. Chaque projet qu’on a obtenu, on est vraiment allés le chercher avec les dents. Aujourd’hui, on commence à atteindre un corpus de projets qui nous permet de démontrer de l’expérience sur de l’espace public, sur du logement, sur du bureau et sur des programmes culturels.</p>
<p><strong>Vous arrive-t-il que des clients viennent maintenant vers vous grâce à ce que vous avez réalisé ?</strong></p>
<p>Oui. Il y a même des clients qui sont venus nous voir avant qu’on ait construit des projets parce qu’on s’était positionnés sur un sujet. C’est le cas du projet de la mosquée.Le monde professionnel dans lequel on évolue nous comprend un peu mieux. On peut être appelés pour des sujets où on est le plus pertinent. On a envie de faire notre métier correctement dans un domaine où il y a un besoin.</p>
<p><strong>De quelles manières le Sud vous inspire-t-il ?</strong></p>
<p>Il nous inspire d’un point de vue thématique. C’est une façon de se rappeler qu’il n’y a pas de normes. Ce qu’on considère comme des réalités hégémoniques, ce sont des constructions qui effacent d’autres réalités, d’autres récits et d’autres façons d’être au monde. Une ville comme<strong> Alger</strong> a été affectée par la colonisation avec la destruction de la Casbah au niveau du front de mer, et par l’importation de modèles avec une forme d’architecture haussmanienne légèrement réinterprétée. Les grands ensembles que l’on construit à tour de bras, c’est aussi de l’importation de modèles. Cela ne vient pas de chez nous. C’est une forme d’architecture standardisée, mondialisée. Il va falloir se demander comment faire émerger quelque chose qui ait du sens localement. En 2017, on avait fait un atelier avec l’université d’Alger. On a fait travailler des étudiants algériens et étrangers sur le vivre ensemble, du quartier (« houma ») jusqu’à la cellule d’habitation individuelle.Comment fait-on des logements collectifs qui aient du sens pour Alger ? Il y a de vraies questions d’agencement et d’aménagement. Il y a un champ d’exploration énorme. Si on s’attelle à cette tâche, on se positionne vraiment en avant-garde et on arrête de récolter les invendus de la pensée internationale.</p>
<p><strong>Le sud, c’est aussi l’Algérie. Sur quel projet avez vous travaillé là bas ?</strong></p>
<p>J’ai beau être algérienne, mon diplôme français n’est pas reconnu en Algérie.Je ne peux donc pas déposer directement un permis de construire. On est donc forcément dans une collaboration avec une entreprise locale. Jusqu’à présent on a eu du mal à faire valoir certaines choses en termes de conception parce que si on ne fait pas comme d’habitude, c’est toujours plus compliqué. C’est important de faire évoluer les choses de manière intelligente et d’éviter la tabula rasa. Je me bats pour qu’on puisse faire émerger des projets qui aient le visage de l’Algérie d’aujourd’hui et de demain.</p>
<p><strong>Vous avez écrit dans un article : « la première mosquée <em>française</em>, c’est pour quand ? ». Que serait selon vous une mosquée française ?</strong></p>
<p>C’est une mosquée qui prend comme point de départ le fait que l’Islam est local.C’est une religion qui n‘est pas par essence étrangère. Elle opère selon les critères qui régissent toutes les constructions faites sur le territoire français : un plan local d’urbanisme, des principes d’insertion urbaine. Elle ne va pas chercher à imiter coute que coute des imitations d’architecture qui viennent d’ailleurs.Ce qui m’intéresse, ce sont les besoins exprimés de manière très concrète par les personnes qui pratiquent l’islam en France. Il y a déjà le besoin de lieux de culte car il y a des difficultés énormes de construction de mosquées. Il y a beaucoup de refus avec la question des autorisations administratives. Dans les faits, on constate aussi une inégalité avec le principe de laïcité. Par exemple, les églises qui sont antérieures à la loi de 1905 peuvent bénéficier de financement public pour leur rénovation. C’est considéré comme du patrimoine.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-15559 td-animation-stack-type0-2" src="https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-730x1024.webp" sizes="auto, (max-width: 730px) 100vw, 730px" srcset="https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-730x1024.webp 730w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-214x300.webp 214w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-768x1078.webp 768w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-299x420.webp 299w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-599x840.webp 599w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-640x898.webp 640w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85-681x956.webp 681w, https://www.dzairworld.com/wp-content/uploads/2025/10/new-south-mosque-render-3-967x-q85.webp 967w" alt="" width="730" height="1024" /><figcaption>©crédit photo/ Cabinet d&rsquo;architecture -New South</figcaption></figure>
<p><strong>Vous travaillez sur un projet de mosquée. En quoi sera-t-elle différente des autres ?</strong></p>
<p>C’est une mosquée avec laquelle on a travaillé pendant un an avec l’association <em>The muslim Think tank</em>. Au sein de cette association, on voyait plein de français d’origines diverses et variées qui avaient pour but de penser la place du musulman en France. Un des sujets de réflexion était : qu’est ce que la mosquée de demain? On a passé un an à échanger pour comprendre quelles étaient leurs attentes. Personne ne nous a dit qu’il aimerait qu’il y ait des motifs arabe-andalou sur la façade. Les personnes voulaient que cela soit propre, lumineux, qu’il y ait des livres, qu’on puisse préparer des repas aux nécessiteux, se faire couper les cheveux…C’était des usages de la vie de tous les jours, en communauté. Le projet que l’on a développé s’est orienté sur un bâtiment qui ne soit pas statique. Pour nous, c’est l’essence de l’Islam. Cinq prières par jour veut dire que le corps se met en mouvement cinq fois. On va avoir des ablutions, la préparation des corps à la prière et ensuite un retour au profane. Cela signifie que le bâtiment est utilisé de différentes manières. A telle heure, c’est la prière. A telle autre heure, c’est l’aide au devoir. Spatialement, on a développé une façade mobile avec de la maille métallique. Si elle est fermée ou ouverte, elle raconte une histoire différente. Il y avait aussi l’idée de renouer avec l’innovation technique et technologique qui a toujours été central dans l’architecture sacrée et des mosquées.</p>
<p><strong>A quelle date les fidèles pourront-ils y prier ?</strong></p>
<p>A partir de 2028, si Dieu le veut. On est actuellement dans un temps administratif et de levée de fonds. Il y a un enjeu énorme. Cela représenterait la deuxième plus grande mosquée de Paris en terme de dimension. Il y a aussi pour nous un enjeu de réconciliation car il y a beaucoup de crispation et d’hystérie autour de cette question.Les gens du quartier ne veulent pas d’attroupements les vendredis devant la mosquée. Enfin, ce projet est très transparent avec un volume qui s’ouvre sur la ville d’un point de vue fonctionnel. Il a des programmes ouverts à tous, musulmans comme non musulmans. Et visuellement, elle ne se ferme pas à la ville et au quartier.</p>
<p><strong>@Entretien réalisé par Nasser Mabrouk</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le lien de notre partenaire</strong></p>
<p>:<a href="https://www.dzairworld.com/category/culture-2/"><span class="s2">https://www.dzairworld.com/category/culture-2/</span></a></p>
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		<title>Lina Ghotmeh:au chevet du British Museum</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fayçal Chehat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 15:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[GRAND ANGLE]]></category>
		<category><![CDATA[L’ÉVÉNEMENT]]></category>
		<category><![CDATA[Architecte]]></category>
		<category><![CDATA[British Museum]]></category>
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		<category><![CDATA[Lina Ghotmeh]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;architecte<strong> Lina Ghotmeh</strong> poursuit avec méthode et une confiance inébranlable la construction d&rsquo;une carrière hors-norme. Alors qu&rsquo;elle entre dans sa quarante quatrième année de vie, c&rsquo;est le Royaume Uni qui vient de lui confier un projet colossal : rénover  les galeries de l&rsquo;antiquité du<strong> Britsh Museum</strong> qui est sans doute le plus grand rival du  Musée du Louvre. Hasard du calendrier, le musée parisien prépare lui aussi sa révolution pour répondre convenablement à une demande exponentielle du public.</p>
<p>Ouvert en 1759, le British Museum dispose  de plus de sept millions d&rsquo;objets sur l&rsquo;histoire et la culture humaine. C&rsquo;est clairement, l&rsquo;une des institutions les plus visités au monde. Situé au cœur de la capitale britannique, il accueille chaque année plus de cinq millions de visiteurs.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-9059" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/03/LGA_Lamassu-copy-1-scaled-e1741102212164.jpeg" alt="" width="760" height="506" /></p>
<p>Le choix de Lina Ghotmeh s&rsquo;est fait au final après une compétition longue de neuf mois entre 60 équipes internationales. Pour résumer cette conclusion heureuse en faveur de la native de Beyrouth,  les spécialistes estiment  que c&rsquo;est le succès d&rsquo;un style authentique  affirmé ces dix dernières annés, un subtil  mélange  » <em>entre respect du passé et projection vers l’avenir</em>« .</p>
<p>Dans un message destiné à la presse <strong>,Georges Osborne</strong>, président du  British Museum, et du jury qui a choisi la Libanaise, estime que le projet initié sera  « <em>l&rsquo;une des plus grandes rénovations culturelles dans le monde. </em><em>Lorsque nous avons emménagé dans notre bâtiment actuel il y a 200 ans, le monde a été impressionné</em>. <em>Je pense qu&rsquo;il le sera à nouveau lorsque la transformation de nos grandes galeries de sculptures, et de bien d&rsquo;autres choses encore, sera achevée</em>« .</p>
<p>Le chantier concernera  les galeries de l&rsquo;aile ouest, un tiers du musée,  qui abritent des objets de l&rsquo;Antiquité grecque, romaine, égyptienne, de la période assyrienne, et du Moyen-Orient. dont les frises exceptionnelles  du Parthénon.Soit 15 650 mètres carrés qui représentent un tiers de la surface  totale de la vénérable institution culturelle londonienne.</p>
<p>La rénovation vise à améliorer l’expérience des visiteurs, en favorisant une circulation plus naturelle et une meilleure interaction avec les collections. Les décideurs du musée  attendent beaucoup de ce chanter herculéen  et demandent aux amateurs d&rsquo;art d<em>« imaginer des galeries lumineuses, des parcours fluides, des mises en scène qui racontent des histoires. Ce n’est pas une simple rénovation, mais une réinvention totale de l’expérience muséale. Les attentes sont immenses, et les enjeux, tout autant</em>. »</p>
<p>Et bien sûr, le choix de l’architecte n’a pas été laissé au hasard : après une compétition acharnée de neuf mois, impliquant plus de 60 équipes internationales,  un écremage des dossiers qui a duré plusieurs mois, cinq cabinets ont été retenus. Puis, fin février la décision est tombée.</p>
<figure id="attachment_9060" aria-describedby="caption-attachment-9060" style="width: 739px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-9060" src="https://xn--mditerranennes-bkbi.com/wp-content/uploads/2025/03/419373168_761795429315010_5168894534672991282_n-e1741102460835.jpg" alt="" width="739" height="493" /><figcaption id="caption-attachment-9060" class="wp-caption-text">Lina Ghotmeh récompensée en janvier 2024 du Great Arab Minds Award. (photo page officielle facebook de l&rsquo;architecte)</figcaption></figure>
<p>Lina Ghomeh a été sélectionnée à l&rsquo;unanimité par un  jury haut de gamme composé de spécialistes très pointus  à l&rsquo;image d&rsquo; <strong>Yvonne Farrell,</strong> <strong>Meneesha Kellay</strong>, <strong>Mahrukh Tarapor</strong>,  <strong>Sarah Younger.</strong> Et bien sûr <strong>Nicholas Cullinan</strong>, directeur du British Museum et des membres du conseil d&rsquo;administration  tels que <strong>Tracey Emin</strong>, <strong>Charlie Mayfield</strong> et <strong>Alejandro Santo Domingo</strong>.</p>
<p>Dans une de ses premières sorties médiatiques, l&rsquo;heureuse élue a dit tout son bonheur de mener à bien  cette importante mission: « Chaque projet, pour moi, est un voyage historique, matériel et créatif, a-t-elle confié au magazine digital saoudine<strong> arabnews.com,,</strong><em>comme une « archéologie du futur. Je suis ravie de concevoir avec une compréhension profonde de ce musée : son histoire, les possibilités de ce que pourrait être un musée du XXIe siècle, la collection, sa provenance et les histoires qu’il devrait raconter », a ajouté Ghotmeh. « Il s’agit de trouver des moyens de s’y engager, de créer un dialogue et de transformer les espaces en vaisseaux. C’est une opportunité de créer des lieux extraordinaires qui inspirent une connexion profonde avec le monde</em>. »</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Lina GHOTMEH, Architecte et Fondatrice de Lina Ghotmeh — Architecture sur le Bang à BIG 2023" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/BWDcz-k-yk0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong><em> 2023 :  Dans cette vidéo, Lina Ghotmeh évoque sa carrière et sa philosophie architecturale</em></strong></p>
<p>Lina Ghotmeh est l&rsquo;auteure d&rsquo;une flopée de  projets importants conçus à l&rsquo;aune de son authentique  philosophie architecturale.L&rsquo;architecte qui  a grandi à Beyrouth dans les années 1980, en pleine guerre civile libanaise, est connue pour sa sensibilité dans la conception de projets.</p>
<p>En 2023, elle a conçu le Serpentine Pavillon London, devenant ainsi la deuxième femme architecte à le faire après <strong>Zaha Hadid</strong>. Elle a également été chargée de concevoir un musée d’art contemporain à <em><strong>AlUla</strong></em>, l’ancienne région désertique de l’Arabie saoudite, dans le nord-ouest du pays. Plus tôt encore, en 2005, elle avait  remporté le concours international pour la conception du Musée national d’Estonie alors qu’elle travaillait à Londres et collaborait avec les Ateliers Jean Nouvel et Foster &amp; Partners. La belle aventure continue pour une quadra dont le potentiel créatif semble inépuisable.</p>
<p><strong>@Fayçal CHEHAT</strong></p>
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